Comment expliquer rationnellement que les femmes philosophes soient si peu connues ? Ou serait-il alors qu'il n'y en ait point ? A moins que ce ne soit un manque de sagesse... de la part de nos amis les hommes ? Ou serait-ce de notre faute à nous ?

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Etes-vous en mesure de citer plus de deux philosophes femmes sans aller farfouiller dans Google ou l'encyclopédie Universalis ? "Euh...Simone de Beauvoir ? Badinter, je crois, mais je sais plus son prénom...".Bref, cela ne se bouscule pas au portillon de la mémoire. Normal. On a longtemps cantonné les femmes de lettres, de plume et de réflexion à la correspondance et aux romans, aux métiers d'enseignante ou de psychanalyste... On connaît quand même vaguement des "intellectuelles", mais point de Mme Socrate ni de Miss Platon.

Comment sommes nous parvenus à écarter tout sexe d'un tel savoir. Mais "Où sont les femmes ?", comme dirait Patrick Juvet, le philosophe du disco.

La chose est désormais réparée... Retrouvons les épopées des femmes philosophes dans un petit ouvrage "farcesque" de Frédéric Pagès, auteur sautillant d'essai réussis " dont "La Philosophie ou l'art de clouer le bec aux femmes !".

La morale de cette mésaventure littéraire est selon lui à chercher dans la pudeur et l'humilité. Les femmes ont écrit certes, beaucoup même. Elles ont vraisemblablement pratiqué la philosophie des boudoirs, mais sans se soucier de postérité ni de gloire... Philosopher au féminin, ou l'art de faire croire aux hommes que ce sont eux, les sages.

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"Philosopher ou l'art de clouer le bec aux femmes" (Editions Mille et une Nuits, 2,50 €)

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Lire aussi : "Histoire des femmes philosophes", de Gilles Ménage, paru en 1690. Précepteur de Madame de Sévigné et de Madame de Lafayette, excusez du peu, il dresse la liste des femmes philosophes que les écrivains et les historiens antiques ont évoquées dans leurs écrits, preuves à l'appui.

Sur le site d'ArleaEt une "Histoire des intellectuelles" sur le site de la revue "Clio"

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