Le prix de l'humour politique récompense chaque année des propos volontairement ou involontairement drôles d'une personnalité politique.
Cette année, la bataille entre éléphants s'est particulièrement distinguée par la qualité de ses réparties.
C'est Ségolène Royal qui l'emporte sur d'autres lanceurs de "petites phrases" persifleuses ou cocasses, dont l'une, signée Laurent Fabius, la visait d'ailleurs directement : il avait glissé après la publication de photos sa "camarade" dans la presse "people": "Je préfère dire voici mon projet que mon projet, c'est Voici".

Découvrez avec quelle réponse la madone des sondages a fait...

Prix Press club humour et politique
"Même quand je ne dis rien, cela fait du bruit" (Ségolène Royal)

Parmi les nominés
"Les coupures de presse sont celles qui cicatrisent le plus vite" (Patrick Devedjian)

"Le pétrole est une ressource inépuisable qui va se faire de plus en plus rare" (Dominique de Villepin)

"Je trouve qu'on a tellement de choses à se mettre dans la tête qu'il est inutile de s'encombrer le cerveau" (Nelly Olin, ministre de l'écologie)

"Je ne suis pas l'Arabe qui cache la forêt" (Azouz Begag)

"Mes idées n'ont pas pris une ride" (Arlette Laguiller)

"J'entends ceux qui manifestent mais j'entends aussi ceux qui ne manifestent pas" (Dominique de Villepin, à propos des manifestations anti-CPE)

"Je suis un des rares ministres chiraco-sarko-villepino compatible" (François Baroin, ministre de l'Outre-mer)

"Les gazelles courent plus vite que les éléphants" (Ségolène Royal)

"Ils vont s'apercevoir que je suis assez con pour aller jusqu'au bout" (Dominique de Villepin, en pleine crise du CPE)

"Je préfère dire voici mon projet que mon projet c'est Voici" (Laurent Fabius à propos de Ségolène Royal, lors d'une interview accordée à l'Express, le 24 août 2006)

"Je ne parlerai ni des attentats ni des incendies, je ne parlerai que de la Corse qui travaille" (Ségolène Royal en visite en Corse)

Et juste pour le plaisir, les grands vainqueurs des années précédentes

Prix Press club humour et politique 2005

"Je ne suis candidat à rien" (Nicolas Sarkozy)

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Prix Spécial du Jury : Pour Valéry Giscard d'Estaing pour l'ensemble de son œuvre et notamment pour ces deux phrases au sujet du projet de Constitution européenne : "C'est un texte facilement lisible, limpide et assez joliment écrit : je le dis d'autant plus aisément que c'est moi qui l'ai écrit" "C'est une bonne idée d'avoir choisi le référendum, à condition que la réponse soit oui"

Parmi les nominés : "A l'Assemblée on s'occupe des JO et on laisse les Jeux paralympiques au Sénat" (Jean-Louis Debré)

"J'étais partisan du non, mais face à la montée du non, je vote oui" (Manuel Valls)

"Que l'on soit pour ou contre la Turquie, on ne pourra pas changer l'endroit où elle se trouve" (Michel Barnier)

"Je n'ai pas le sentiment de tromper ma femme quand je suis avec la France" (Hervé Gaymard)

"L'an dernier, les carottes étaient râpées, cette fois elles sont cuites" (Bernard Poignant)

"Les veuves vivent plus longtemps que leurs conjoints" (Jean-Pierre Raffarin)

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