Tout sur les femmes en talons aiguilles !
Pénétrer dans l'expo "Exhibition" sur Pedro Almodovar, c'est un peu comme en voir un film inédit. On retrouve tout ce qui fait le charme et la folie du cinéaste : les femmes glamour et la déco kitch, la nostalgie du temps et la passion pour les passions.

Tout commence par une ville, Madrid forcément, tellement sublimée par Don Pedro. Les murs sont bleus et le soleil passe à travers les murs des toiles peintes. Puis par le seuil d'une maison, on entre dans l'intimité d'un repère de femme : à la fois chambre-bordel, salon cosy et scène de théâtre.
Bienvenue chez Almodovar, un univers fantasmé où se croisent les madones, les mamans et les putains...

Les femmes d'abord. Toutes les femmes. Bienvenue chez Marisa, Carmen, KiKa, Pepi, Luci, Bom et les autres filles du quartier. Il y a des fleurs dans les vases et sur les papiers peints, des toiles de Bacon et Matisse font face aux robes polissonnes de JP Gaultier (avec la foufoune en perles), un alcôve côtoie un confessionnal, et le tout est relié par les pastilles de commentaires du réalisateur.

Le goût du kitch, mélange de reliques sacrées et d'objets pop art, semble intemporel. Les films d'Almodovar sont toujours d'actualité, puisqu'il parle de ce qui fait le genre humain depuis le générique du début de l'humanité

Fatal !

Ce voyage dans "l'exhibition" d'Almodovar devient alors une introspection, le visiteur un personnage. On est invité à décrocher des téléphones pour "parler avec elles", à choisir la musique de fond... Souriez, vous êtes une star ! Enfin, derrière de grands rideaux rouges, on est invité concrètement à passer dans les coulisses d'une œuvre homogène par son originalité. L'accent est mis sur ce qui fait la différence des films de cet archéologue des passions : la parole.

Publicité
Cette exposition interactive s'articule autour des relations entre l'homme et la ville, l'homme et les objets, l'homme et la femme. Pour résumer, on dirait sur les rencontres et ce qu'il en découle... Cet univers sexualo-rigolo-tragico-nevrosé est parfaitement retranscris dans la réalité de cette expo émouvante à la cinémathèque française, à Paris jusqu'au 31 juillet 2006. Fatal !
Publicité
Publicité