Vendredi 10 mars. Grande soirée à la Maison des arts de Créteil. C'est la soirée d'ouverture du 28ème Festival international de films de femmes. "Je déclare ouverte la 28ème édition du festival international de films de femmes de Créteil". A une, deux ou trois, trente réalisatrices se succèdent au micro pour prononcer la formule magique.

Festival des films de femmes (c) Bérangère Lepetit

"Je déclare ouverte la 28ème édition du festival international de films de femmes de Créteil". A une, deux ou trois, trente réalisatrices se succèdent au micro pour prononcer la formule magique. En anglais, en allemand, en arabe, en suédois, ou avec l'accent québécois. Sur l'écran géant qui surplombe la scène de la "grande salle" de la Maison des Arts, l'inscription "Film de femmes" passe du bleu au vert, au rose, puis au rouge.

"Et vive les femmes !"

Hier soir, les applaudissements crépitaient pour saluer l'ouverture du désormais célèbre festival de films de femmes de Créteil. Sabbah, le premier film projeté, réalisé par la Canadienne d'origine syrienne Ruba Nadda en concours pour la compétition long-métrage, donne le ton des dix jours à venir. Résolument engagé. Sabbah, c'est l'histoire de cette femme syrienne, immigrée à Toronto, qui tombe amoureuse d'un Canadien aux yeux bleus et qui doit lutter contre les traditions de sa famille.

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Jacky Buet, la fondatrice du festival a auparavant rendu hommage à Créteil dans son discours : "Oui, nous sommes fiers de nos banlieues qui placent si haut le respect des cultures et des différences". Marie-France Pisier, Présidente du jury, tout de noir vêtue éclate de rire quand elle évoque ces 343 "vieilles sorcières" dont elle fit naguère partie. Des sorcières, autrement appelées "salopes", qui signèrent un manifeste un jour de 1971 en affirmant avoir subi un avortement. Emue, elle ajoute : "Passer cette semaine avec vous, c'était un peu logique".

28e festival international de films de femmes (c) Bérangère Lepetit

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Un brin d'ironie dans la voix, Philippe Collin, seul mâle du jury présent ce soir salue cette équipe "si charmante et équilibrée". Défilent alors les jurys lycéens, "graines de cinéphage" et autres étudiants de Paris XII. Hésitants, les jeunes déclinent un par un leur identité au micro. L'un d'entre eux déclenche les rires de la salle en parlant des " ces étudiants à chemise et cheveux longs qui ont été choisi pour plaire à Jane Birkin", la marraine du festival 2006. Et puis il y a cette collégienne qui s'avance timidement devant le parterre de spectateurs, puis soudain lève le poing et s'écrit "Et vive les femmes !". Le festival peut commencer. __Le festival en live sur FemmesPlus__

Le 28ème festival des films de femmes de Créteil

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