La fantaisie du bonheur
Soirée ciné en fin d'année sur fond de programme pour p'tits n'enfants et d'édifiantes niaiseries probablement destinées à nous faire croire au Père Noël et à la baisse inexorable du chômage et celle hypothétique des loyers.
Justement, c'est de cela dont il s'agit : les loyers ! "La spéculation immobilière détruit le fondement de nos vies" s'insurge le réalisateur du "Grand appartement". Pascal Thomas, le Woody Allen du cinéma français aux allures de professeur Tournesol, armé d'un éternel sac en plastique à la main et d'une fantaisie hors du commun... La fantaisie du bonheur.

La guerre au paradis
Cadeau de Noël ! Son dernier opus est une fable hallucinante (et autobiographique) des temps modernes. Une tribu de farfelus, incongrus et hurluberlus, habite un magnifique 400 mètres carrés dans un des plus beaux quartiers de Paris en contrepartie d'un dérisoire "loyer 48". La proprio, bourrée aux as comme il se doit, veut récupérer l'appart'.
Donc guerre et agitation au paradis.

Laetitia Paradis...

Dans cette famille du paradis, il y a le papa (Mathieu Almaric, alias Pascal Thomas, donc réalisateur-critique-monteur-doubleur-fan et passionné de cinéma), Isabelle, la petite fille et sa copine "dont les parents sont pas trop disponibles", la tante et son trio de copines chantantes, Adrien (formidable Pierre Arditi), metteur en scène en panne de logis et d'argent depuis des lustres, mais bourré de grâce et de bonheurs. Dont celui de séduire les belles sans effort et de tourner du french cancan dans le salon du grand appartement sans remord...

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Quel panache ! Et puis, et puis, il y a la maman. Francesca. Belle et gracieuse, dansante et pétulante, jeune et espiègle, tourmentée et indomptée, fascinante et élégante, brouillon et démerde, tendre et énergique, femme et fatale : Laëtitia Casta. Incroyable mais vrai. Cette fille est sensas' et bien plus encore. Elle pétille et en plus, elle a des poils sous les bras. "Bonjour Croquet (l'aisselle droite), bonjour Croquette (l'aisselle gauche)!" Ah, ça vous en bouche un coin, hein. Belle et velue à la fois, on ne nous l'avait jamais encore fait. Eh bien La Casta l'a fait au grand dam du tout Paris, et que dire, sinon, quel panache !

Faire le tour du propriétaire sur le site du film ici !Et discutez-en dans le forum PipoleLand de FemmesPlus : vous, la Casta, vous en pensez quoi ?