Elles sont là. Bien là, et partout en France, sur les ondes. Les Anaïs, Adrienne Pauly, Daphné et autres Jeanne Cherhal, La Grande Sophie, Avril Lavigne, Superbus, Pink,... Jamais on n'aura autant entendu de femmes, de pop et de rock, et de nouvelle chanson française bien sûr. Et quand elles S'en Mêlent, comme le veut le festival, cela donne du pur rock indépendant pendant quinze jours, et depuis 10 ans.
Et le meilleur du rock. Car si l'on ne connaît pas leur nom, ça fait un moment qu'elles tournent. D'ailleurs, pour la plupart, leur réputation n'est plus à faire... Concerts !

''Une première date au Bataclan''
La salle est comble. Les influences pour le moins diverses. Jugeons en l'affiche : l'anglaise Rose Kemp en special guest, Les Plasticines (oui les petites blondes, nos petites Françaises !) et... Juliette and the Licks, the tête d'affiche, venues tout droit des US...

Décryptage après quelques heures : du heavy metal petite tendance gothique pour la première, quatre petites nénettes (pardon, ''rockeuses''...) pétillantes et dans le vent, et une rockeuse, filiforme avec une plume sur la tête. Une vraie de vraie, une dure de chez dur. Pour cette dernière, le ton s'accorde presque au masculin. Quand elle ne se fait plus douce sur quelques slows incontournables...
On est loin du temps des rocks un peu folk qui signèrent les débuts du festival. Yaoutch !

Laura et ses comptines rock

''Un autre soir, à la Maroquinerie...''Pour le folk, heureusement Laura est là. Laura Veirs, avec sa coupe sage et ses lunettes d'instit', sa robe droite et son demi-sourire, sa guitare à la main. Comme dirait l'autre, elle n'a l'air de rien. Cette Américaine pop-rock, en tournée pour son troisième "vrai" album "Saltbreakers" (le meilleur selon les spécialistes), enchaîne les chansons douces. Laura chante la mer et la campagne. Celle des papillons, des petits oiseaux qui flottent dans l'air. +a a quelque chose de naïf et d'enfantin, de maternel, tiens, presque d'école maternelle. D'ailleurs, elle se plaît à nous vendre un de reprise de ses chansons par des enfants de Cognac.

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Si le tout s'apparente à de belles comptines, la belle fait plus que les chantonner. Sa voix, fraîche et envoûtante, se fait dure parfois. Derrière, la guitare est folk, électrique aussi. Un ton entre Kate Bush et Portishead, des influences de PJ Harvey quoi qu'un rien Nouvelle Vague...Autour d'elle, trois énergumènes quasi quadras et fort barbus s'agitent à la guitare et à la batterie. Un poil Bee Gees. Bref, tout cela est un rien désuet, et nous, on est charmées !
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