Je ne suis pas ce que l'on peut appeler une fan de Mylène Farmer. Même si j'adore me trémousser sur Libertine ou Sans Contrefaçon. Mais j'ai bien vu que ça ferait un plaisir immense à mes camarades de les accompagner à son concert à Bercy. Décision prise il y a un an et un mois. Carrément surréaliste. Mais, c'était le délai (et le prix) à payer pour avoir une entrée.

Je ne suis pas ce que l'on peut appeler une fan de Mylène Farmer. Même si j'adore me trémousser sur Libertine ou Sans Contrefaçon. Mais j'ai bien vu que ça ferait un plaisir immense à mes camarades de les accompagner à son concert à Bercy. Décision prise il y un an et un mois. Carrément surréaliste. Mais, c'était le délai (et le prix) à payer pour avoir une entrée.

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20h30. 15 janvier 2006. Le parvis du POPB (Bercy pour les intimes). 35 ans d'âge moyen à quatre. Porte 27. Nous y voici. A peine passé les portes, on prend dix ans de moins. Magique.Là, pas un bruit et pourtant 13 000 personnes nous entourent... La première partie vient de commencer, sur l'écran géant, un court métrage sur la fin du monde. Pas glop, demi tour direction le bar. On se détend, on rigole avec des belges, fans de la première heure qui sont venus tout exprès du plat pays. Shopping. Je me fais offrir un tee-shirt. Encore perdu deux ans...

Mylène : j'y étais !

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21h20. On est debout, tout au fond du fond de la salle. Loin, très loin de la scène monumentale. Mais non. Ca s'éteint, ça se rallume. La voilà, elle arrive. Non, elle descend du ciel, comme un ange. Ou presque, elle est dans une capsule. Et la capsule, elle se pose à 2 mètres de nous. Too bad pour celles et ceux qui ont passé trois nuits dehors pour être écrabouillés devant la scène. Mylène se réveille, la musique éclate, les basses résonnent dans nos jambes. Ca pulse. C'est extrêmement impressionnant ! Là, j'ai 18 ans !Et c'est parti pour le show. Mylène est toute menue, toute pâle, trop mignonne. Les lumières, trop fortes, les effets, trop fous, le public, trop foule, et moi, trop fan. Confidence : quand elle a attaqué les premières notes de Désenchantée, j'ai entendu une voix familière hurler Mylène dans mes oreilles à me faire péter les tympans. Je me suis retournée. C'était moi qui criais. J'ai chanté. J'ai pleuré. J'ai a-do-ré. Et puis elle est partie, j'étais trop triste. Comme quand j'avais à peine 15 ans !
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