Le 5 juin 1968, à minuit, Robert F. Kennedy, meurt et l'Amérique des 60's pleure.
En ce temps là, l'ombre de son frère, assassiné cinq ans plus tôt, plane encore comme un regret.
En ce temps là, Bobby, comme l'appelait ses partisans, portait les rêves de paix de tout le pays.
En ce temps là, jeunesse dorée et populations immigrées courraient après l'American Dream en essayant d'oublier le quotidien.
Et c'est justement en ce temps là qu'Emilio Estevez a décidé de planter sa caméra... Quelques jours avant le drame.

Alors, il appelle Anthony Hopkins, Demi Moore, Sharon Stone, Elijah Wood, Harry Belafonte, Lindsay Lohan, Helen Hunt, Christian Slater, Ashton Kutcher, Martin Sheen (ben dis donc !) et plein d'autres encore et se lance dans la réalisation du film éponyme Bobby.
Le résultat ? Les portraits croisés de vingt deux personnages englués dans leur époque mais terriblement contemporains. Un casting de rêve, oui bien sûr, mais pas seulement. Bobby, c'est aussi un patchwork de destinées douces-amères comme l'époque qui les porte. Un mélange d'insouciance et de gravité qui se dénoue dans le sang. Inexorablement.

Rien n'a changé

Car la force du film est là, échappant au mélo larmoyant et patriotique. Emilio Estevez ne se contente pas de rendre hommage à l'homme politique, il dresse un constat personnel sur la situation politique dans le monde: ''"L'histoire de Bobby Kennedy n'appartient pas seulement au peuple américain, elle est une source d'inspiration pour le monde entier. Son message et son rêve sont encore vivants. Les problèmes auxquels il s'attaquait à l'époque ne sont pas encore résolus. Pourquoi n'avons nous pas avancé d'un pas ?"''

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Pari (malheureusement) réussi puisque le racisme, l'extrémisme et les inégalités n'ont pas pris une ride. L'Amérique des sixties a changé de coupes de cheveux mais pas d'angoisses.

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