Nicole Garcia réalisateur, c'est acquis désormais. On a vu "Un week-end sur deux" en 1990, "Fils préféré" en 95 "Place Vendôme en 98 et "L'Adversaire" en 2002. Elle signe aujourd'hui "Selon Charlie", présenté ce printemps au Festival de Cannes en méga pompes.
Charlie, c'est sympa comme titre. Charlie est un petit garçon d'une dizaine d'années que les frasques de ses parents rendent taciturne. Sa mère essaie de lui faire avouer l'infidélité de son père. Son père, Serge-Vincent Lindon, se sert de lui comme alibi. Pas terrible.
 

Et puis, il y a Joss, Poelvoorde est un pauvre type, en préventive et incapable de se tenir à carreaux, sauf le soir, à l'heure de servir sa soupe et sa compote à sa bobonne alitée.
Il va se télescoper avec Bertagnat (B comme Bacri), le maire falot de la ville de bord de mer où se déroule le film, au gré d'un sale hasard....
Il y a aussi Mathieu (Patrick Pineau) et Pierre (Benoît Magimel, oh oui, !).

Tout part en fait de Mathieu, célébrité scientifique locale qui a décidé, « totafé » par hasard semble-t-il, d'organiser un colloque sur "Dirk" ou quelque chose comme ça, qui signifie le solitaire en patois des banquises. Explications : Mathieu est apparemment (mais que sont les apparences ?) venu récupérer son vieux pote Pierre, pauvre prof de SVT au collège du coin.
Pierre était compagnon de recherche de Mathieu.
 

les hommes selon Nicole Garcia

Mathieu l'a abandonné sur la banquise, Pierre a pété les plombs puis a disparu pour soigner sa dépression et tenter de se reconstruire une vie de vaincu autiste auprès de sa femme, Nora, islandaise et polaire, comme il se doit. Tiens au passage, Nora est la maîtresse de Serge. Rajoutez à cela un jeune tennisman qui courre d'un côté de l'autre et peine à être vainqueur lui aussi, le cartel est plein. Ce film est une galerie d'hommes aveugles ou aveuglés, ballottés au gré des réflexions des vulgaires incidents de la vie et des personnes qui les entourent, femmes, collègues, etc.Et puis paf, voilà que petit Charlie, -petit donc pas vraiment un homme, décide d'exercer son libre arbitre dans ce boulgui boulga et que tout est fini qui fini bien.

 

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La mise est sauvée par les acteurs remarquables, les belles images, la bande son impeccable et variée, mais la construction est complexe et le fond de l'histoire bien amer. On en sort avec un vieux goût amer dans la bouche et on a eu aussi l'impression de se faire mener (malmener ?) en dépit de notre plein gré, vers des eaux troubles et des conclusions hâtives...Garcia veut nous persuader que l'homme est faible, incapable de discernement, de morale, de tenue, de réflexion. Mouais, bon, on n'en sort pas... convaincu(e)s...
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Drame de 1 h 55 de Nicole Garcia

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