Notre mission du jour : assister au concert de Patrick Bruel. Trop facile et même pas peur. On n'est pas comme ces fans qui se pâment, nous savons nous tenir, nous ! Du moins, c'est ce que l'on croyait... Parce qu'on a beau être des FemmesPlus aguerries, quand Patrick est sur scène avec sa guitare, il y a vraiment de quoi oublier toutes nos idées reçues...

Surprises (séduites) par Bruel !

Nous partîmes à deux mais par un prompt renfort nous nous vîmes six mille en arrivant au Zénith. Deux journalistes, jeunes et jolies d'accord, mais absolument incorruptibles, casées, et dénuées de tout fanatisme : ça, c'était nous à 19h 53.Poussant le professionnalisme jusqu'au bout, nous décidâmes de nous installer au coeur de l'arène : dans la fosse. Autour de nous, des hordes de fans surexcitées n'attendent qu'une chose, un homme, un seul, Patrick. Nous les observons d'un air détaché, un brin goguenard, bien qu'à l'affût de quelques potins croustillants (nous ne dévoilerons pas tout, mais oui oui, le cousin de Patrick, Vladimir, était bien là).

Première partie assez sage. Jusque là tout va bien. La salle s'éteint, le public est à cran et voilà Patrick avec sa guitare. Là, premier choc : on fait moins les malignes. Il est face nous, tout près, il nous regarde dans les yeux, les nôtres à nous en criant : ''"je vais pas me taire parce que t'as mal aux yeux"''. +a tombe bien, on n'a pas du tout envie qu'il se taise. Fin de la première chanson, Patrick hurle ''"Vous m'avez manqué !"''... La vache, ça le fait !

Passés les premiers émois, nous essayons de retrouver notre sérieux et notre conscience professionnelle. Deux trois chansons plus tard, on a presque retrouvé figure humaine. Et là, c'est le drame. Patrick derrière son piano à queue entame, l'air de ne pas y toucher, les premières notes de ''"J'te l'dis quand même"''. Anne anticipe son interview du lendemain. (Là, elle blêmit. Kriss n'est pas mieux, elle tremble.) Toutes les deux nous entamons en cœur avec nos 5 998 acolytes une chanson que ne pensions pas connaître par cœur.

Publicité

A partir de là, Patrick pouvait tout nous faire, tout nous demander, nous lui étions toutes acquises !Même son déhanché improbable a du charisme, même ses blagues à 30 centimes d'euros sont touchantes (Muriel Robin lui a-t-elle écrit les transitions de son spectacle ?), même son pantalon noir qui lui va moyen lui donne du charme. D'ailleurs Patrick, t'es tellement mieux avec ton jean, ton tee-shirt 1969 et ton joli blazer gris...

Aznavour disait qu'on a souvent besoin d'un bain d'adolescence : eh bien, c'était tout à fait ça... Pendant plus de deux heures, Patrick s'est adressé à la midinette qui sommeille en chacune de nous. Et inutile de vous dire que "Casser la voix", "Qui a le droit" ou encore "Place des Grands Hommes" ont sonné le glas de toute retenue...

Publicité
Voilà, on était amoureuses, comme les 5 998 autres nanas qui nous entouraient, sauf que malheureusement, nous vous le confirmons : Patrick est raide dingue de sa femme Amanda. ''"Y'en a marre de cette nana là !"''

Vous avez des choses à dire sur Patrick Bruel, parlez-en sur nos forums !Le site officiel de Patrick BruelNous avons rencontré Patrick Bruel... Lire l'interview

Publicité