Vous allez bientôt acheter vos billets d'avion ? Aïe, aïe, aïe, cela pourrait bien vous coûter un peu plus cher que prévu ! Car avec la nouvelle envolée des prix du pétrole, de nombreuses compagnies aériennes risquent d'augmenter la "surtaxe carburant", ce supplément de prix qu'elles sont libres de facturer à leurs clients pour compenser le renchérissement du kérosène.

Cette surtaxe a déjà été majorée dans le passé et peut aujourd'hui aller jusqu'à vingt euros environ pour un aller simple en Europe, jusqu'à soixante euros pour les long-courriers. Ou même un peu plus puisque Lufthansa, par exemple, a annoncé que la sienne passerait de cinquante-deux à soixante-deux euros pour les vols "longue distance" à partir du 5 mai. Et Air France vient de majorer la sienne de sept euros sur les billets long-courriers. Mais inutile de vous casser la tête à faire des additions. En principe, cette surcharge est intégrée, ni vue ni connue, au prix de votre billet lorsque vous l'achetez. Le tarif qui vous est communiqué est "tout compris", même si certains intermédiaires détaillent en petits caractères la composition du prix global.

La contribution internationale de solidarité

Mais ce n'est pas fini. Dès le 1er juillet prochain, les compagnies aériennes pourront aussi vous faire payer la nouvelle "contribution internationale de solidarité" qu'elles devront acquitter pour chaque passager. Ainsi l'a voulu le président Jacques Chirac. Consolation ? Ce sera une bonne action, puisque cette taxe doit servir à financer l'achat de médicaments pour les pays en développement. Elle s'appliquera à chaque vol qui décollera de France et elle coûtera entre un et quarante euros, selon le trajet prévu (vol européen ou long-courrier) et la classe dans laquelle vous voyagez (Eco, Affaires, etc.).

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Sur les vols intérieurs, vous la paierez pour l'aller mais aussi pour le retour, puisque vous décollez à chaque fois de France. En revanche, si vous partez à l'étranger, elle ne vous sera demandée qu'à l'aller. Le billet électroniqueOuf, c'est fini ? Pas tout à fait. Si vous tenez absolument à un billet d'avion en carton, vous risquez cette fois encore de vous faire facturer un supplément. Depuis le 1er avril, ce luxe vous coûte par exemple huit euros par billet (seize euros aller et retour) chez Air France.
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