"Si les femmes n'existaient pas, tout l'argent du monde ne servirait à rien.", affirmait Aristote Onassis. Ah, les femmes et l'argent... Sujet passionnant s'il en est. D'ailleurs, les banquiers et les assureurs s'y intéressent. Sans doute parce que, aujourd'hui, ce sont souvent nous, les femmes, qui gérons les comptes et nous soucions de protéger la famille contre les aléas de la vie.
La compagnie d'assurance Cardif s'est par exemple mis en tête d'étudier les peurs et les désirs des Européennes. Verdict ? Les Hollandaises ont de la chance : ce sont les plus sereines. Nous, Françaises, nous redoutons par dessus tout le divorce et la séparation. Les Italiennes, elles, ont peur que quelque chose de grave n'arrive à leurs proches, et ont la phobie des accidents de la route. La conduite assez "originale" des mâles Italiens y est sans doute pour beaucoup...

Quant aux Polonaises, elles craignent la mort, les maladies graves... et de perdre leur emploi. Normal, plus de 64 % d'entre elles ne pourraient pas, sans leur travail, maintenir leur niveau de vie plus de trois mois. Les Allemandes, elles, assurent mieux leurs arrières. Près de la moitié d'entre elles affirment pouvoir maintenir leur train de vie pendant un an même si elles étaient au chômage. Mais il est vrai qu'elles surveillent de très près les cordons de la bourse : à 97 %, elles contrôlent scrupuleusement leurs dépenses chaque mois, contre une moyenne de 80 % pour les Européennes.

Mais, là où on se retrouve toutes par delà les frontières, c'est pour notre envie de dépenser. Heureusement nous restons raisonnables. Le crédit, c'est avant tout pour l'immobilier et la voiture. Ensuite, cela peut servir pour les frais médicaux (72 % des Portugaises trouvent naturel d'emprunter pour la santé) ou l'éducation des enfants (59 % des Polonaises y sont prêtes).
En queue de peloton viennent les vacances, les voyages et la déco de la maison. Come on est raisonnables nous femmes d'Europe !

La Fédération bancaire française, elle, a demandé à l'Ifop d'étudier un drôle de trio : les femmes (françaises seulement cette fois), l'argent, et les enfants.

Les enfants, l'argent et nous

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L'enjeu financier n'est pas négligeable pour nos chers banquiers. Les 12-13 ans reçoivent en moyenne 300 euros par an. Et autour de 18 ans, les jeunes disposent de plus de 1 500 euros (qu'ils gagnent en partie eux-mêmes). En partie seulement, car nous sommes plutôt sympas avec eux : plus de 90 % des mamans donnent de l'argent de poche (30 euros par mois en moyenne) et 42 % investissent sur le compte épargne de leur enfant (29 euros mensuels en moyenne). Avoir un tel compte est, pour 87 % d'entre nous, un bon moyen d'apprendre aux petits à gérer leurs sous, et nous sommes même favorables à l'ouverture d'un tel compte dès 9 ans en moyenne.

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En famille, le sujet n'est pas tabou. Dans 43 % des cas, ce sont les femmes qui l'abordent avec les jeunes (dans 55 % des cas, les deux parents). Et les parents sont ouverts à ce que les enfants apprennent à l'école comment gérer un budget, comment fonctionnent les moyens de paiement et le rôle des banques. Verra-t-on bientôt les banquiers venir faire des exposés dans les classes ? Les trois quarts des mamans trouveraient cela souhaitable... Qui a dit que nous n'étions pas des femmes d'argent ?