En Inde, les femmes rejetées sont nombreuses. Rejetées de leurs villages, obligées de s'expatrier vers d'autres villes qui leur sont réservées, parce qu'elles sont veuves ou simplement de sexe féminin... Le photographe Fazal Sheikh les a rencontré et expose leurs portraits comme autant de témoignage. C'est "Moksha" et "Ladli" à la Fondation Henri Cartier-Bresson... On y va !

Pour les rejetées de l'Inde...

© Fazal Sheikh

On les a parfois considérées comme des fardeaux dès leur naissance. Tout simplement parce qu'elles étaient femmes, parce que, plus tard, la dot serait toujours trop lourde à payer. Ce sont les "Ladli", "filles bien aimées". Nous sommes en Inde. En 2007.

Et puis il y a aussi ces autres femmes plus âgées. Veuves, elles sont exclues de leurs cercles familial et social, dépossédées de leurs biens, contraintes à fuir vers d'autres villes. Nombreuses ont pris le chemin de Vrindavan, la ville sainte refuge. Elles y recherchent le "Moksha", le paradis. Nous sommes toujours en Inde, en 2007.

Le photographe nord américain Fazal Sheikh a décidé d'en parler. De leur parler d'abord et de les photographier ensuite. Ces photos témoignages sont exposées à la Fondation Henri Cartier Bresson.