2017 est l'année du bicentenaire de la découverte du temple d'Abou Simbel. L'occasion de revenir sur son incroyable histoire.

Il y a 200 ans, dans la petite ville égyptienne d'Abou Simbel, à 270 km au sud d'Assouan, un archéologue italien aperçoit une construction enfouie sous le sable, parvient à dégager le haut de l'entrée et réussit à se glisser à l'intérieur. Il vient de découvrir le grand temple du pharaon Ramsès II (1279-1213 av. J.-C.) entièrement creusé dans la roche. C'est ni plus ni moins le monument le plus imposant de cette région autrefois appelée Nubie. Sa construction a duré environ vingt ans. Sa façade, en grès rose, mesure 30 mètres de haut et 40 mètres de large. Elle est composée de quatre statues colossales de Ramsès II (une oreille mesure à elle seule 1,06 mètre). Les statues, de 20 mètres de haut, sont taillées à même sur le roc, à flanc de montagne.

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Ce temple a été édifié à la gloire des dieux Ptah, Rê-Horakhty et Amon. Mais il sert surtout à affirmer la puissance du pharaon Ramsès II, représenté tel un dieu. Abou Simbel a été conçu à cet emplacement précis pour que, deux fois par an, la lumière du soleil entre dans le monument jusqu'au sanctuaire et illumine les statues. A 150 mètres, le pharaon fait édifier un petit temple voué au culte de son épouse Néfertari. La "Grande Epouse royale" porte les attributs de la déesse Hathor. La façade du temple, construit lui aussi dans la roche, est composée de six statues debout : deux représentant Néfertari, chacune encadrée par deux autres statues de Ramsès II. Chaque statue mesure...
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