INTERVIEW - Actrice qui déjoue les clichés, Ana Girardot incarne dans Knock une jeune femme douce au premier abord, mais qui brûle sous le béret. Et parce qu'elle aime surprendre, elle vient de créer une collection capsule pour Pablo. Rencontre avec une rêveuse qui a les pieds sur terre.

Elle s'est enfermée dehors. Ana Girardot, brindille en jean et pull douillet, nous attend dans un café en bas de chez elle, dans le quartier de l'Odéon à Paris. Elle part le lendemain à Hongkong pour préparer son prochain rôle, dans un film américain qui se tournera à New York. "Je suis désolée, je voulais acheter un pèse-valise avant que la boutique ne ferme, et je suis sortie trop vite de chez moi ! Vous voulez boire quelque chose ? J'ai pris un verre de vin rouge !" Ana est comme cela, elle ne se laisse pas abattre. C'est ce qu'est allée chercher Lorraine Lévy pour le personnage féminin de Knock, avec Omar Sy, un joli film aux airs de conte sur un médecin pas comme les autres. "Ana a une palette très large et une intelligence immédiate de travail. Elle me fait penser à Diane Kruger, incarnant une féminité aussi bien enfantine que femme fatale. Il y a une vraie force sous la sensibilité", nous dit la réalisatrice quelques jours avant, par téléphone. On le répète à Ana, elle jubile : "J'adore Diane Kruger !"

Publicité
Publicité
Ana Girardot a 29 ans. Elle en paraît 25. Il y a quatre ans, justement, nous l'avions photographiée à la Femis aux côtés d'autres actrices de sa génération. Elle fait partie de celles qui ont imprimé leur marque dans le paysage du cinéma français : "Je m'en souviens, vous aviez écrit quelque chose de très gentil que j'ai relu hier, que j'avais une bonne humeur communicative." Cela n'a pas changé. Sur le tournage, c'est elle, de l'aveu...
Lire la suite sur Grazia