Pour fêter ses 20 ans à la tête de la griffe au motif zigzag, Angela Missoni nous ouvre les portes de sa maison lombarde, entourée des siens. Un clan à part.

C'est au nord-ouest de Milan, là où le paysage se vallonne, face au Monte Rosa, qu'Angela Missoni a rencontré la maison de ses rêves. Un grand jardin pensé à l'époque par un paysagiste star Pietro Porcinai (1910-1986), dominé par une bâtisse à l'architecture moderne, datant de 1964. A l'intérieur, tout a changé : Angela a créé une grande verrière avec une piscine (transformé l'existante au fond du jardin en potager), décloisonné, dessiné un escalier central, véritable colonne vertébrale... L'espace extrêmement lumineux compte dorénavant plus de fenêtres que de cloisons et réconcilie les pièces à vivre. La maîtresse des lieux apparaît précise, rapide et indépendante.

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Cela fait aujourd'hui vingt ans qu'elle tient les rênes de la mythique entreprise italienne et de sa "famiglia". Pas besoin d'un grand cérémonial pour marquer le coup. "Missoni, c'est un état d'esprit, une liberté. Celle d'abord de mes parents, Rosita et Ottavio, nés avec leur production ; accomplis avec leur transmission, tient-elle à souligner. Et d'ajouter : quand ma mère m'a demandé de reprendre les collections, elle m'a dit : 'La mode, il faut la faire jeune. Quand on a la force d'imposer son point de vue créatif face à des considérations purement commerciales.'" Née dans la maille, elle a su la faire évoluer, sans jamais trahir le célèbre motif zigzag adulé par la jeunesse dorée des années 80. Sans pulvériser les codes, elle a redéfini un vocabulaire, allégé...
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