La fusillade la plus meurtrière de l'histoire américaine parviendra-t-elle à faire évoluer la législation pro-armes ? Rien n'est moins sûr.

59 morts et 527 blessés. La fusillade qui a visé lundi 2 octobre un concert en plein air à Las Vegas a fait plus de victimes encore que l'attaque contre la discothèque gay d'Orlando, 49 morts en juin 2017. Toutes les deux revendiquées par Daesh - même si le FBI émet des doutes à Las Vegas au vu de la personnalité du tueur, un riche retraité habitué des casinos -, elles ont été causées par des armes achetées facilement et/ou légalement, ce qui relance une nouvelle fois outre-Atlantique l'inévitable débat sur le port des armes, dont on estime le nombre à 300 millions à travers le pays. Conséquence : un taux d'homicide par arme à feu 18 fois plus élevé qu'en France.

A Orlando, Omar Mateen, l'auteur de la tuerie, bien qu'inscrit par le FBI sur une liste de surveillance antiterroriste, avait pu se procurer en toute légalité un fusil d'assaut semi-automatique et un pistolet. A Las Vegas, Stephen Paddock détenait un arsenal d'au moins 16 armes découvertes dans sa chambre de l'hôtel Mandalay Bay, tandis que plus de 18 armes supplémentaires des explosifs et plusieurs milliers de munitions ont été retrouvés à son domicile de Mesquite, à 120 kilomètres de là.

Publicité

Les Démocrates appellent à légiférer

Publicité
Quelques heures après la tuerie, l'opposition démocrate est montée au créneau pour demander au Congrès d'agir pour le contrôle des armes à feu. Et ce au moment même où des projets de loi républicains proposaient de faciliter la vente des canons silencieux....
Lire la suite sur Grazia