Chloe Wise vient de secouer Paris en une exposition. L'époque a-t-elle trouvé son Andy Warhol ?

L'artiste canadienne Chloe Wise comptabilise 79.000 followers sur Instagram. Chacune de ses Stories est comme une téléréalité sur l'art d'être belle, supérieure et cool. Aucune contradiction avec ce qu'elle peint. C'est le même génie de la fascination. Aussi, tout Paris, même ses ennemis, se presse à son premier solo show à la Galerie Almine Rech, admirer ces gigantesques madones modernes.

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Parmi celles-ci, on reconnaît Lily McMenamy ou Angèle Metzger, tenant contre leur sein bouteilles de lait fermenté, boîtes de Vache qui rit ou plaquettes de beurre Président. A leurs pieds pourrissent, merveilles kitsch, des natures mortes constituées de fruits voluptueux sur lesquelles dégoulinent des couches de peinture lactale. Chloe Wise ne dénonce pas la consommation, on est en 2017. Elle décrit une intolérance au lactose, venant contredire notre quête du bien-être corporel. Une partie de la critique s'étouffe, les millennials adorent : c'est que l'intolérance n'est pas un cri politique, mais une allergie individuelle.
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CHLOE WISE, OF FALSE BEACHES AND BUTTER MONEY, jusqu'au 7 octobre à la galerie Almine Rech, Paris 3e.

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