La victoire aux législatives du 24 septembre semble acquise à Angela Merkel. Onze ans qu'elle laisse tous ses adversaires au tapis.. Mais comment fait-elle ?

D'abord son mentor Helmut Kohl, puis Gerhard Schröder, et aujourd'hui de façon presque assurée son rival aux législatives, Martin Schulz : Angela Merkel aura éliminé un à un les grands ténors de la vie politique allemande. Si on devait féminiser cette métaphore lyrique, le moins que l'on puisse dire est que la chancelière n'a rien d'une diva. Elle n'a jamais joué la carte de l'hyperféminité dans son attitude, et pourtant sa position par rapport au féminisme éclaire en partie la complexité de cette femme en apparence si simple devenue la plus puissante du monde.

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Lors d'un débat organisé en avril à Berlin avec des femmes de pouvoir, un journaliste lui demanda si elle était féministe. Elle répondit alors dans le style qui lui est propre (ne froisser personne et essayer de mettre tout le monde d'accord) que considérant l'histoire du féminisme, elle préférait ne pas s'enorgueillir d'un titre qu'elle ne méritait pas, alors qu'Ivanka Trump à ses côtés se revendiquait comme telle. Pour la journaliste Marion Van Renterghem, qui vient de signer sa biographie (1),Angela Merkel "n'a jamais eu envie d'en faire un combat, quand bien même elle incarne désormais un modèle et a fait avancer pas mal de préjugés dans son parti, très conservateur, la CDU".
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"A la fin, le macho finit toujours au tapis alors qu'elle reste debout"

"En Allemagne de l'Est, où elle a grandi, on ne parlait pas de féminisme. L'égalité hommes-femmes faisait partie de la doctrine communiste....

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