Les nanas très Niki de Saint Phalle de la maison Dior et les bombas latines émancipées de Jacquemus ont en ammé les musées parisiens.

Le "Nana Power" de Niki de Saint Phalle, prenant d'assaut le très installé musée Rodin, voilà une victoire symbolique qui ne pouvait que ravir Maria Grazia Chiuri. La directrice artistique de la maison Dior réaffirme avec insistance la prise de parole féministe, à coups de références psychédéliques, d'emprunts au tarot, de bestioles colorées (araignées, reptiles), de gros cœurs flashy, posant, avec une réelle intention, l'opus de la chercheuse en histoire de l'art, l'Américaine Linda Nochlin, Why Have There Been No Great Women Artists ?

Un texte court, jadis publié dans Art news, dénonçant un certain machisme du monde des arts. Ce défilé printemps-été 2018, en était une démonstration supplémentaire. "Nous avons bien le Black Power, alors pour quoi pas le Nana Power ?", interrogeait, avec la provoc qu'on lui connaissait, Niki de Saint Phalle, épouse de Jean Tinguely, avec qui elle formait un couple qualifié à l'époque de "Bonnie and Clyde des temps modernes".

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Les 70's n'ont pas pris une ride

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Il y avait quelque chose de très seventies dans ce défilé, qui ne reniait rien au côté baby doll de la décennie précédente. Une énergie, une potion énergisante, cure de jouvence pour toutes les femmes. Hormis cette première silhouette en marinière et denim très parigote, l'œil de Niki flottait partout sur ce défilé, depuis cette phrase sculptée dans la pierre de l'antre de cette grotte qui servait de décor,...
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