Dès le début du show la créatrice a donné le ton avec un T-shirt à message féministe, déjà calibré pour le succès. Focus.

Première femme à la tête de Dior, Maria Grazia Chiuri entérine une nouvelle fois l'idée d'une mode féminine et féministe. "Why Have There Been No Great Women Artists ?", (pourquoi n'y a-t-il pas de grande femme artiste ?), pouvait-on lire sur la marinière portée par Sasha Pivovarova qui ouvrait le show de la maison donné au Musée Rodin. Une revendication provocatrice que l'on doit à la chercheuse américaine en histoire de l'art Linda Nochlin et titre de son ouvrage consacré à la place des femmes dans ce milieu réputé macho.

Concernée par le sujet, la créatrice d'origine italienne s'est réapproprié la question. Son idée ? La transformer en message fédérateur qui servirait également de parfaite introduction à sa collection hommage à Niki de Saint Phalle. Artiste militante du XXème siècle dont l'œuvre engagée se découvrait (ou redécouvrait) via une série de clins d'œil artistiques disséminés sur le podium printemps-été 2018.

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La recette du succès ?

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En octobre dernier pour son premier défilé, c'est dans un autre ouvrage féministe qu'elle avait puisé son inspiration. Celui de l'écrivaine nigériane Chimamanda Ngozi Adichie, "We should be all feminists", sorti en 2014. La prescription à l'usage des hommes et des femmes s'était retrouvée floquée sur un T-shirt blanc et était devenue en seulement quelques mois le nouveau slogan brandi par les branchés et autres gens de la monde. Sûr que son successeur connaisse la même success story...
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