On célèbre cette année les 30 ans de "The Queen Is Dead", le troisième album des Smiths. Emmené par le chanteur Morrissey et le guitariste Johnny Marr, le quatuor anglais y livrait une nouvelle version du classicisme pop, acerbe, lettrée et sensible.

Trente ans et pas l'ombre d'une ride : The Queen Is Dead tient toujours son rang de chef-d'oeuvre pop des années 80, et les Smiths celui de groupe étalon du genre. Une carrière fulgurante, déclinée en cinq années (1982-1987), quatre albums et une brassée de 45 tours. Avec son lot de scandales et de bravades orchestrés par Morrissey, chanteur et parolier hors du commun, personnage étrange et fantasque dont la vie s'écrit en secret mais se lit à livre ouvert.

Travail sans relâche et concerts incandescents

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Jeune homme introverti à la mèche savamment relevée qui a préféré grandir avec des livres et des disques plutôt qu'avec ses semblables, obsédé par les icônes pop des années 60 et marqué par le mouvement punk, il se mue en grande gueule face aux journalistes et en bête de scène lors de concerts incandescents. Avec le guitariste Johnny Marr, il a fait des Smiths un groupe exceptionnel, pas plus réductible aux clichés que ces années 80 dont beaucoup refusent toujours de voir la richesse musicale. Certes, la variété mondiale est alors passée sous domination américaine, avec Madonna, Prince et Michael Jackson. Le Royaume-Uni a ses spécialités locales avec supplément brushing (Wham !) mais aussi une belle scène pop synthétique (Depeche Mode, New Order, OMD) et quelques sublimes phénomènes non identifiables (Kate Bush, Cocteau Twins).

Les répliques du séisme punk et l'excitation de la new wave ont passé, mais la pop à guitares n'a pas disparu...

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