Pour incarner la nouvelle fragrance de Chanel, Gabrielle, Karl Lagerfeld a fait appel à Kristen Stewart. Comme une évidence. Entretien à valeur de manifeste avec une fille qui est beaucoup plus qu'une star.

Ce que Kristen Stewart représente en 2017, est-il seulement utile de le rappeler ? Elle est le seul symbole de la génération d'aujourd'hui. Sans concurrence possible. Parce qu'elle a dans le regard, dans la voix, cette façon de dire : "Voilà, c'est nous, notre génération, avec notre volonté ferme de ne suivre que nos propres règles, avec notre redéfinition constante de la féminité, là comme ça, en suivant une idée nouvelle de ce que peut la jeunesse, dans un rapport au monde que vous ne connaissiez pas."

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Tout cela, Kristen Stewart n'a pas besoin de le clamer : il suffit qu'elle rentre dans une pièce pour que son corps le dise. Chanel, qui n'avait pas lancé de nouveaux parfums depuis bientôt quinze ans, a choisi de faire appel à elle pour incarner Gabrielle. On croirait l'annonce d'un biopic : ce n'est qu'un (beau) film d'une minute. Mais au-delà de la campagne de lancement, il y a cette confusion des temps : entre celle, Gabrielle Chanel, future Coco, qui fut l'une des figures les plus avant-gardiste de son temps et un siècle plus tard, cette fille, son double cosmique, qui avance en prenant tous les risques. Cet entretien, réalisé dans les coussins trop profonds d'un grand hôtel parisien, a duré une petite vingtaine de minutes. En temps Kristen, ces vingt minutes équivalent à une heure. Les idées fusent, la concentration est maximale, la fille ne lâche rien, parle avec le débit d'une mitraillette. Bang, une idée, bing, un silence. Idole.

Il y a comme...

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