Entre Dickens et Working Girl, "Le château de verre" plonge Brie Larson dans l'impossible héritage hippie. Les Américains ont boudé cette fable fantasque. Ils ont tort.

Libertaires qui protègent leurs enfants du consumérisme, les parents de Jeannette sont formidables. Du moins tant que papa (Woody Harrelson) est sobre et que maman (Naomi Watts) pense à autre chose qu'à sa peinture. Jeanette (Brie Larson, qui a piqué le tailleur à épaulettes de Melanie Griffith dans Working Girl) prendra ses jambes à son cou, fuyant leur égoïsme, la famine, les haillons : elle deviendra la chroniqueuse numéro 1 du Manhattan des eighties.

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Sa réussite sera-t-elle suffisante pour qu'elle pardonne à ses parents babos ? Et qu'elle mesure combien ils lui ont insufflé la capacité à penser par elle-même ? Cette version punk à chien de La Petite maison dans la prairie a été mal reçue aux Etats-Unis, en raison de ce qui est pourtant sa principale qualité : son refus de juger. Pas tous les jours cependant qu'un film mixe aussi bien anarchie et soap opéra.

LE CHÂTEAU DE VERRE de Destin Daniel Cretton (Etats-Unis, 2 h 08). En salle le 27 septembre.

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