INTERVIEW - Auteure de quatre pétitions ayant connu un certain retentissement, cette élue nous explique ce nouveau mode de mobilisation.

En quelques mois, cette adjointe en charge de la petite enfance à la mairie des Lilas (93), a réussi à mobiliser des centaines de milliers de citoyens autour de causes qui lui tiennent à cœur. Et ce, en créant quatre pétitions ayant rencontré un succès avéré. Madeline Da Silva y a réclamé l'inéligibilité coupables de violences faites aux femmes (96.000 signataires), le consentement éclairé des familles sur les vaccins obligatoires (130.000 signataires), la fin des violences gynécologiques et obstétricales (39.000 signataires) et l'instauration d'un seuil de présomption de non-consentement sexuel chez les enfants (270 000 signataires).

Grazia.fr : Lancer une pétition, est-ce pour vous un nouveau réflexe citoyen ? Madeline Da Silva : "Oui c'est tout à fait cela, lorsque vous prenez conscience que des outils existent pour prendre autrement votre place de citoyen et que vous avez, vous aussi, une forme de pouvoir, cela vous donne une énorme envie d'agir. J'ai envie de transmettre cette envie et la pétition est un très bon outil pour cela."

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Êtes-vous satisfaite de la mobilisation rencontrée par chacune des pétitions ? "Oui, j'ai à chaque fois été bluffée de la manière dont les citoyens se saisissent des sujets que je propose. Nous avons eu une grande victoire puisque la première pétition a été suivie d'une modification de loi : les auteurs de violences faites aux femmes encourent maintenant une peine d'inéligibilité."

Avez-vous été "coachée"...

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