CHRONIQUE - Cette semaine, Nora Hamzawi s'est mise à courir.. et elle a aimé ça !

Bon, j'ai beaucoup de mal à commencer cette chronique tout simplement parce que les faits sont troubles. Si j'étais interrogée par la police dans une série américaine, je boirais mon café dans un gros mug en expliquant que je ne sais pas exactement quand ça s'est passé, ni comment, ni pourquoi. Et le spectateur penserait que c'est moi la coupable avec mon air ahuri, tout simplement parce que je n'ai pas d'éléments pour justifier mon passage à l'acte. Voilà commissaire ou inspecteur ou détective, bref, voilà, ça m'a pris comme ça, une sorte de coup de tête.

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Pourtant, ça faisait longtemps que je m'étais placée dans la catégorie des gens qui ne courront jamais et, en vrai, ça m'arrangeait pas mal. Pour ne pas culpabiliser, ni mettre ça sur le coup de la flemme, j'avais tout simplement émis des jugements sur "les runneurs" : leurs photos en transpi insupportables et clairement un peu érotiques, alors que ça va, je me souviens très bien de mes cours d'endurance au stade en seconde B et, franchement, c'était pas beau à voir, les hashtags à base de nombre de kilomètres parcourus, sans parler du fait même de devoir courir sans aucune destination, juste comme ça, pour le plaisir de souffrir. Non vraiment, ça m'échappe, les dernières fois que j'ai couru, c'était pour essayer de choper un bus et, en gros, le footing reviendrait à courir derrière le bus, mais pendant une quarantaine de minutes, sinon ça sert à rien, et sans jamais l'attraper. Aucun...
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