CHRONIQUE - Cette semaine, Nora Hamzawi a parlé de son poids.. avec sa mère.

Alors, je sais bien que c'est contradictoire d'en faire une chronique. En faisant ça, je me fais penser à cette copine de copine SUPER pudique qui poste des photos de son cul toute la journée sur Instragram. Mais c'est aussi parce que le titre de cette chronique n'est pas complètement juste. Si j'avais voulu être précise, j'aurais écrit : "Je ne veux pas parler de mon poids avec ma mère." Oui, parce que les deux sont intimement liés. Un peu comme quand on découvre ses premières rides ou ses premiers pores dilatés dans les miroirs grossissants des hôtels, moi, j'ai pris conscience de l'existence de mon corps à travers le regard de ma mère.

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Le souci, avec ça, c'est que si je peux tenir une discipline en m'interdisant de me scruter dans un miroir loupe, il m'est difficile de demander à ma mère de venir me voir uniquement les yeux bandés. J'ai bien évidemment tenté différentes choses pour que ça me passe au-dessus de la tête : faire du sport, mincir, m'en foutre, faire une psychothérapie de dix ans... Et même si j'ai bien fini par comprendre que le problème ne venait pas de moi, il suffit que je la voie pour que je ballonne. Il y a des gens qui redoutent l'épreuve du maillot de bain, la balance chez le médecin généraliste ou les repas de Noël. Moi, ce que je redoute le plus, c'est le regard de ma mère, et évidemment les petits commentaires qui s'ensuivent.

Attention ! Il ne faut pas croire qu'elle me tyrannise, puisque, la plupart du temps, ses mots...

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