Il a quitté la direction artistique et les avantages d'un grand groupe de mode pour lancer sa marque. Rencontre avec le créateur belge Olivier Theyskens, qui vient de présenter sa deuxième collection à Paris.

On se sent bien chez Olivier Theyskens. En cette fin d'après-midi, le créateur belge qui a quitté New York et la direction créative de la marque Theory il y a deux ans nous accueille dans un bureau blanc baigné d'une douce lumière hivernale. C'est là, dans ses locaux parisiens situés au coeur du Marais, qu'il évoque sa griffe lancée il y a quelques mois, et notamment sa deuxième collection dévoilée lors de la semaine de la mode parisienne, le 28 février. L'occasion de l'interroger sur ce qui pousse un créatif de sa trempe, passé par Rochas et Nina Ricci, à tenter l'aventure loin de l'univers cadré et rassurant d'une grande maison.

Grazia - Pourquoi avoir choisi de lancer votre marque ?

Olivier Theyskens : Ce projet ne date pas d'hier. En sortant de l'école (LaCambre, ndlr), j'ai d'abord commencé en solo. Je savais que, tôt ou tard, j'y reviendrais.

Vous avez travaillé pour des grands noms. Y a-t-il une différence quand on se lance seul ?

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Le mode opératoire diffère. En quittant Theory, je ne me voyais pas sans être entouré de 25 personnes. Ça m'a pris un certain temps de me remettre dans la stimulation d'une start-up.

Vous présentez peu de silhouettes : votre vision se rapproche du mouvement "slow fashion" ?

Je n'ai pas envie de faire quatre collections par an. C'est un des avantages de cette nouvelle structure qui me permet de développer un produit plus rare.

Votre discours va aussi à l'encontre du modèle du "See Now, Buy Now" en vogue en ce...

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