CHRONIQUE - Cette semaine, notre journaliste Sarah Constantin s'est rendue dans un festival pop et vegan.

Depuis que j'ai arrêté de manger de la viande, je rêve parfois de poulet grillé la nuit. Mais grâce au Smmmile, festival pop et vegan, j'ai pu passer ma soirée à dévorer IRL un très sexy dall aux lentilles de Ceylan, agrémenté de concerts de rap queer. "T'es venue pour le vegan ou pour les concerts ?", demande un joli blond à une fille qui porte un Perfecto en cuir. Ça me fait sourire, c'est joyeux et ouvert, pas d'intégristes de la margarine ou de débats sur le niveau de conscience des huîtres. "C'est une façon de parler d'un vrai sujet de manière ludique, ajoute Nili Hadida, chanteuse et marraine du festival. Proposer des alternatives aux gens, mais le faire entre deux concerts, une bière à la main. Ça dédramatise le propos et ça donne une occasion de l'aborder correctement."

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J'irais même plus loin : le point commun entre le véganisme et les artistes sur scène, ce soir-là, c'est l'engagement. L'engagement de Gnucci, féministe autoproclamée, en jean lacéré, combi léopard et Nike TN, qui alterne entre "womanspreading", assise sur la table de sa DJ, et twerk de haute volée. Celui de Cakes da Killa, ballroom drama queen en puissance, qui a contribué à rendre la scène rap queer mainstream. Et drôle. A peine arrivé, il se plaint de son "fat ass", qui l'a obligé à troquer son mini-short fleuri préféré contre un jean noir ultra-serré, parle de lui à la troisième personne, et nous demande des tonnes de fois si on l'aime. Il transforme la...
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