JUSTICE - La polémique enfle depuis la décision du Parquet de ne pas poursuivre pour viol un homme de 28 ans. Explications.

Quels sont les faits ? Le 24 avril 2017, Sarah, 11 ans, est abordée aux abords de son collège à Montmagny dans le Val-d'Oise, par un homme de 28 ans qui l'avait déjà interpellée à deux reprises. L'inconnu propose de lui "apprendre à embrasser ou plus" en se montrant insistant, raconte le site Mediapart qui a révélé l'affaire. Elle le suit jusqu'à son immeuble, il l'embrasse dans l'ascenseur, lui demande "de manière pressante" une fellation dans la cage d'escalier et la pénètre une fois dans l'appartement. Sa famille porte plainte pour viol, expliquant que la jeune fille a été piégée, qu'elle était tétanisée de peur qu'il ne la brutalise. "Elle a pensé que c'était trop tard, qu'elle n'avait pas le droit de manifester, que cela ne servirait à rien, et elle a donc choisi d'être comme une automate, sans émotion, sans réaction", indique sa mère.

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Qu'a décidé le Parquet de Pontoise ? Il a considéré que cette relation était consentie car la jeune fille a suivi l'homme de son plein gré, sans manifester d'opposition : "dans le cas d'espèce, il n'y a eu ni violence, ni contrainte, ni menace, ni surprise". En conséquence, l'homme n'est pas poursuivi pour viol, et sera jugé en correctionnelle en février 2018 pour "atteinte sexuelle sur une mineure de moins de quinze ans", risquant une peine maximale de 5 ans de prison, contre 20 ans pour un viol sur mineur jugé aux Assises.

Pourquoi cette décision fait-elle polémique ? Parce qu'à un âge aussi jeune,...

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