Roland'
Vendredi après-midi. Seizièmes de finale. Court Central. Les gradins sont pleins à craquer, RTT oblige ! A Roland', il fait beau, pour la première fois depuis le début du tournoi. Il commence même à faire chaud. Les lunettes de soleil sont l'accessoire indispensable des spectateurs avertis. On se déshabille un peu. On s'installe. Au bout de quelques minutes, les chapeaux et casquettes ont fleuris sur les têtes. Entre les bruits de couloirs et les performances de tel ou tel joueur, les pronostics vont bon train.
Une voix annonce l'entrée de la première joueuse, une jeune Serbe, Jelena Jankovic. Applaudissements. La voix reprend et nous demande "d'accueillir la numéro 1 mondiale, une française (en plus), Mademoiselle Améliiie Mauresmoooo".

C'est un tambour d'applaudissements. Le court central entier se lève, l'ambiance va être fantastique ! L'entraînement des joueuses permet à chacun de s'échauffer la voix, "Allez Amélie".
Jelena et Amélie se rassoient, un petit coup de flotte et l'arbitre lance son fameux "Reprise" avec un accent espagnol à couper au couteau. Silence de mort dans les gradins. Le match peut commencer.

Côté gradins Côté gradins, le spectacle est tout aussi intéressant. Il y a celles et ceux qui viennent pour soutenir leur joueur préféré à coup de "Amélie, je t'aime !", de Ola répétitives, de "ouh" pour contester un point, et enfin de hurlements de joie lors d'une victoire !

Côté gradins

Il y a celles et ceux qui sont là pour être vu, pour dire "j'y étais". Tout est dans l'attitude, le port de tête, la manière d'applaudir, de prendre une photo avec son téléphone portable dernier cri et surtout comment bronzer tout en regardant un-peuuu le match...

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Il y a celles et ceux qui sont invités pour des raisons professionnelles avec petits fours, champagne, cadeaux et compagnie. Business before pleasure of course...Il y a aussi celles et ceux qui ramassent les balles, tout de bleu et orange vêtu. Ils parcourent le terrain de fond en comble et se transforment en petits pages bien sages tous les deux jeux, une ombrelle à la main.Les juges de ligne poussent des hurlements dont on soupçonne la signification. L'arbitre de chaise donne le score, et là encore il faut deviner (pour celles et ceux qui n'ont pas suivi), heureusement l'écran géant n'est pas très loin.

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Mais la règle d'or à Roland Garros c'est la durée d'un bon match bataillé. On adule notre joueur préféré, on applaudit celui qui perd pour l'encourager, mais ce qu'on aime par-dessus tout c'est l'incertitude ! So sport, so chic !
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