Après des mois de silence, Anne Sinclair prend enfin la parole dans les pages de ELLE, à qui la journaliste accorde une interview sans tabous. Elle y parle bien sûr de son retour sur le devant de la scène médiatique à l’occasion du lancement de la version française du site The Huffington Post, dont elle a été nommée directrice éditoriale, et avoue s’en réjouir. «  Ça me fait très plaisir de reprendre mon métier, dans l'euphorie de  participer à quelque chose de neuf » dit-elle. « Je crois que je peux encore  apporter à ce métier ! » Elle répond aussi aux questions sur l’épisode qui a secoué sa vie privée, mais en profite pour régler quelques comptes.

Anne Sinclair ne fait bien sûr pas de révélations, tout a déjà été écrit sur « l’affaire DSK », mais ce qui relève du domaine privé le restera. « Un jour, peut-être, je parlerai des événements qui se sont passés, mais si j’en ai envie, quand j’en aurai envie et comme j’en aurai envie. En attendant, j’estime que personne n’a à m’intimer l’ordre de parler » déclare-t-elle.

La journaliste répond en revanche aux critiques qui lui ont été lancées par les féministes, qui lui reprochaient, par son attitude, de soutenir la violence faite aux femmes. « C’est inacceptable pour moi d’entendre cela parce qu’il n’y a pas eu de violence » précise-t-elle. « S’il y en avait eu, les procureurs auraient poursuivi. Ils ne l’ont pas fait. C’est donc un terme que je refuse absolument. La violence me fait horreur ».

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« Moi aussi j’ai ressenti une grande violence quand quelques féministes autoproclamées se sont déchaînées contre moi. Leurs outrances ne fondent pas une vérité. Je suis féministe, je l’ai toujours été et je le serai toujours. J’ai été de tous les combats sur l’avortement, sur l’égalité dans le travail, sur la dignité des femmes ici et ailleurs. […] C’est très violent de voir sa vie personnelle scrutée, disséquée dans le monde entier, d’entendre des gens se croire autorisés à dire ce que j’aurais dû faire ou dire ».

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Anne Sinclair assume ses choix - « Je ne suis ni une sainte, ni une victime, je suis une femme libre ! » - mais refuse d’être jugée par rapport aux décisions qu’elle prend. « Personne ne sait ce qui se passe dans l’intimité des couples et je dénie à quiconque le droit de juger du mien. Je me sens libre de mes jugements, de mes actions, je décide de ma vie en toute indépendance ».

Une interview à retrouver en intégralité dans le magazine ELLE.

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