On les appelle les blasians ou les hafus. Minoritaires, les métis black et asian – ou afro-japonais – s’affirment de plus en plus au Japon. Aux avant-postes de la lutte pour leur..

On les appelle les blasians ou les hafus. Minoritaires, les métis black et asian – ou afro-japonais – s’affirment de plus en plus au Japon. Aux avant-postes de la lutte pour leur reconnaissance, les femmes montent au créneau et mettent le pays au défi de la diversité.

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Leur existence remonterait à plus d’un millénaire. Les métis black et asiatique, les blasians, seraient nés à Madagascar, où se croisent les populations indonésiennes et africaines. Plus récemment, l’identité blasian est devenue célèbre avec des figures comme le golfeur Tiger Woods, les chanteurs américains Ne-Yo et Pharrell Williams, la top model américaine Kimora Lee Simmons ou encore l’homme politique Jean Ping. Leurs origines sont le reflet d’une longue histoire.

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Au Japon, cette population métissée afro-asiatique, ultraminoritaire, est désignée par le terme « hafu » ou « haafu », inspiré de l’anglais « half » (moitié). Après avoir été méprisée, la peau mate devient tendance dans les années 1970. A partir de 1990, des Japonaises aux cheveux peroxydés (« chapatsu ») et à la peau anormalement bronzée arpentent les rues des quartiers de Shibuya et d’Ikebukuro, à Tokyo. Ce sont les « ganguro gyaru » (les filles au visage noir), dont l’allure provocante casse les codes et fait fureur. La tendance s’amplifie avec le succès de la rock star Namie Amuro, connue pour son tube « Funky Town ». La mode évolue,...
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