TÉMOIGNAGE Elle n'avait que 18 ans lorsque, lycéenne, Caroline a été violée dans un train de banlieue. Après des années de chute, de combat, un passage par la prostitution, elle affronte un éprouvant procès pour s'en sortir. Aujourd'hui, à 26 ans, la jeune femme raconte son chemin de résilience.

"J'ai porté plainte en avril 2009 [au moment du viol, que nous vous racontions ici]. Mes violeurs ont été arrêtés en septembre. Le 7 mars 2011 au matin, je me présente à la cour d'assises des mineurs de Versailles. Je ne ressemble à rien. Mes cheveux sont sales, je ne suis pas maquillée et je me suis habillée à la hâte.

Si l'on y réfléchit, ce n'est pas bien grave, car si j'étais venue élégante et soignée, on aurait dit que je n'étais pas assez traumatisée. Pour ma part, je vais passer la semaine à regarder mes violeurs dans le blanc des yeux. Face à moi vont se trouver huit accusés : six pour viol, agression sexuelle et vol avec violence, et deux pour non-assistance à personne en danger.

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"Ils disent que je les ai allumés et embrassés. Ce qui, bien sûr, aurait justifié un viol... "

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A les écouter, ils me font passer pour une menteuse, disant que je les ai "allumés" et "embrassés" ; ce qui, bien sûr, aurait justifié un viol... J'ai relevé toutes sortes d'explications, plus farfelues les unes que les autres : "On ne savait pas que ça ne se fait pas", "le diable me parle" ou encore "la chicha me désinhibe" et "ma petite taille me rend violent". A la suite de ce match de tennis où chacun se renvoie la balle, les experts déplorent leur faible niveau intellectuel. Ils notent également un évident manque de maturité et évaluent leur vision de la femme équivalente à celle d'un objet.

Les jours passent. C'est au tour de la capitaine de la Sûreté...

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