En octobre 2016, Pierre-Alain Pierre-Alain Mannoni conduit trois jeunes migrantes érythréennes vers un centre de soins, à Marseille. Contrôlé à un péage autoroutier, il est aussitôt placé en garde à vue avec ses passagères. Relaxé, en janvier, par un tribunal correctionnel, il sera à nouveau jugé dans le courant de l'année.

"Dans ma famille, on m'a appris l'entraide et la solidarité. On ne laisse jamais personne au bord de la route. C'est pourtant ce qui m'a amené devant un tribunal récemment...", raconte Pierre-Alain Mannoni, 45 ans, ingénieur-enseignant à la Faculté des sciences de l'Université Nice Sophia Antipolis. Ses valeurs familiales ont donc logiquement conduit ce papa de deux enfants de 12 et 14 ans à répondre aux collectes organisées dans la région niçoise depuis l'arrivée de nombreux réfugiés. "Je me suis rendu plusieurs fois dans un camp de migrants à Vintimille pour apporter des vêtements et chaussures, et j'ai choisi d'y aller avec mes enfants. Je veux leur faire prendre conscience que tout le monde ne vit pas entre Cannes et Monaco, où le prestige et l'argent sont mis en valeur. La vraie vie, c'est aussi des gens qui meurent de faim et qui ont besoin d'aide."

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C'est ainsi que, le 17 octobre 2016, lors d'une soirée chez un ami où il apprend l'existence d'un camp de fortune à quelques kilomètres de là, il décide de s'y arrêter en rentrant chez lui. "Sur place, dans ce bâtiment désaffecté sans eau, sans électricité et sans chauffage, j'apprends qu'une soixantaine de réfugiés s'entassent. L'un des bénévoles me demande si j'accepte de conduire trois Erythréennes en difficulté vers une gare pour qu'elles rejoignent un autre centre à Marseille, où elles seraient prises en charge médicalement. Quand je les ai vues, je n'ai pas eu d'autre choix que d'accepter."...
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