Oui, d'accord, mais comment ?
Car si nous, les femmes, travaillons de plus en plus, il n'en reste pas moins qu'on ne représente pas même la moitié des travailleurs du monde (40 % selon le BIT 2003). Bravo les filles, vous êtes donc un milliard sur la planète à braver les écueils quotidiens du monde du travail. Dont les plus flagrants sont le chômage et le "plafond de verre". Une jolie formule pour désigner le fait que les femmes ont encore bien du mal à gravir les échelons hiérarchiques.

Résultat des courses, nous, les femmes, on cherche plus souvent du boulot qu'à notre tour ...
Et en France notamment. Ce charmant pays cumule deux records féminins : le plus fort taux d'activité en Europe (46 % de la population active) et 56 % de femmes parmi ses chercheurs d'emploi, (INSEE 2003).
Voilà comment les femmes se retrouvent en pôle position devant les petites annonces, les tableaux d'affichages à l'ANPE et surtout les super soluces du Plan de Cohésion Sociale de Mister Boulot, pardon, Mister Borloo.

Petit panorama des nouveaux contrats emploi...
Tout le monde connaît les CDI, les CDD, les uns durent, les autres moins... Les nouveaux Contrats Emploi, c'est pareil, sauf qu'ils durent rarement très longtemps, précarité, crise économique et servitude du capital oblige.
Il existe différentes catégories de contrats de travail dans la floppée proposée par le gouvernement depuis janvier 2005. De façon générale, la plupart concerne les demandeurs d'emploi, et certains cependant sont plus particulièrement destinés à ceux qui éprouvent des difficultés (lire "de grosses difficultés") dans leur recherche : peu de qualification, chômage longue durée, pas assez de ceci ou de cela, trop jeune, trop vieux, trop femme aussi parfois...

Des formules "tremplin"

Tous ces contrats offrent des avantages à l'employeur, sous forme d'exonérations de charges, voire plus le cas échéant. Le "patron" sera ainsi dispensé de toutes taxes dans le cadre d'un contrat d'accompagnement à l'emploi et ne paiera parfois qu'une infime part de la rémunération de son employé. L'Etat peut éventuellement lui verser une aide, de montant variable. L'employé, quant à lui, bénéficiera d'un contrat de travail à durée déterminée, de 6 à 24 mois, exceptionnellement plus. Ce sont des formules "tremplin", précision fondamentale...

C'est d'ailleurs pour cela que beaucoup de ces contrats sont assortis d'accès à des formations, des validations d'acquis, des tutorats et autres aides non négligeables pour décrocher un vrai job à son échéance. Attention également, beaucoup de ces contrats ne sont applicables que dans le secteur non marchand, c'est à dire réservés aux structures du public et de l'associatif.Côté rémunération, ce n'est pas la panacée, avec plutôt une franche tendance à flirter autour du SMIC. Certains contrats permettent cependant de cumuler salaire et aides (Allocation Parent Isolé, Allocation Aide aux Handicapés, Allocation Solidarité Spécifique, RMI, etc.).Leurs petits noms charmants : Contrat d'Avenir, Contrat Emploi Solidarité, Contrat d'Insertion- Revenu Minimum d'Activité, Contrat Emploi Consolidé, Contrat Initiative Emploi, qui lui s'applique également dans le secteur privé (entreprises, commerces)...

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Autres formules, les contrats de professionnalisation et de qualification adulte. Qui dit adulte dit plus de 18 ans pour les citoyens qui ne demandent rien, et plus de 26 ans pour les demandeurs d'emploi. Comme leur nom le sous-entend, ces contrats prévoient une formation. C'est école et boulot, et donc diplôme et salaire avec un vrai contrat de travail sur 6 à 24 mois.

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Ah, ne l'oublions pas. Il y a encore le CNE, le fameux contrat nouvelle embauche mis en place cet été. Il s'agit d'un super CDD à disposition des PME (moins de 20 salariés). Le passage en CDI n'interviendra dans ce cas-là qu'au bout de deux ans... On vous l'a dit en préambule, c'est priorité à la précarité pour plus d'une femme sur deux !

Plus d'infos Les fiches pratiques des contrats aidés sur le site du Ministère de l'emploi

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