Parce qu'Amnesty International souhaite la dépénalisation de l'avortement, notamment en cas de viol, l'Eglise catholique considère que l'ONG a trahi sa mission et exhorte ses fidèles à suspendre leurs dons. Grrrr !

Amnesty mis à l'index par le Vatican !

L'Eglise prône le boycott d'Amnesty à ses fidèles...

Non au don à Amnesty Le Vatican n'en a jamais fait mystère : le rejet de l'IVG est un poncif place Saint-Pierre. Mais aujourd'hui, la hiérarchie catholique reproche à l'Amnesty International d'être passée du côté des lobbies pro-avortement et exhorte ses fidèles, organisations ou individus, à suspendre leurs dons à l'ONG qui se bat pour le respect des droits humains. Le message a été transmis par le Cardinal Renato Martino, président du Conseil Pontifical Justice et Paix, via un entretien au National Catholic Register, magazine catholique américain.

L'avortement en question Les raisons d'un tel anathème ? Une décision prise par Amnesty Italie en avril. L'ONG a toujours affiché sa neutralité sur les questions d'interruption volontaire de grossesse. Mais dans le cadre de sa politique sur les droits sexuels et reproductifs, elle s'intéresse désormais aux questions d'avortement. Amnesty, comme elle l'a répondu immédiatement au Vatican, "''veut soutenir la dépénalisation de l'avortement, veiller à ce que les femmes puissent bénéficier de soins médicaux lorsque des complications surviennent à la suite d'un avortement, et de défendre la possibilité pour les femmes d'avorter en respectant un délai maximum raisonnable lorsque leur santé ou leurs droits humains sont en danger''". Tout en s'opposant fermement aux avortements forcés.

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Du Vatican au Darfour L'organisation humanitaire estime que 68 000 femmes meurent chaque année d'un avortement réalisé dans de mauvaises conditions sanitaires. Kate Gilmore, secrétaire générale adjointe d'Amnesty International, rappelle dans son communiqué qu'"''Amnesty soutient, par exemple, la femme du Darfour enceinte après un viol commis par l'ennemi et que son entourage accable d'un opprobre d'autant plus fort.''"

Déjà, en 1996, l'Eglise Catholique s'était détournée de l'Unicef qui distribuait des spermicides aux femmes victimes de viol. Le droit à la vie contre les droits des vivantes...

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