Tiré du mythe de Narcisse - ce beau grec amoureux de lui-même, à en mourir - pour qualifier un égoïsme démesuré, pathologique. Or, depuis la prime enfance, le mûrissement de la sexualité, l'élaboration d'une identité, s'appuient sur les pulsions d'amour propre : ce n'est donc pas l'auto-érotisme en soi qui est suspect, c'est le zèle qui peut l'assiéger à l'âge adulte, au point d'invalider la libido.

Le miroir

La transition vers le désir du "rapport sexuel" s'établit peu à peu, à partir de les révélations qu'induit le regard d'autrui, comme un miroir, sur soi-même : c'est cet investissement rendu incontournable désormais - et parfaitement utopique du reste - que récuse le narcissisme pervers.

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Publié par Rédaction le Jeudi 09 Septembre 2010 : 15h25