Comportement sexuel aberrant par rapport aux critères de normalité établis par un consensus d'ordre éthique et moral. Toutes les sociétés établissant une sélection d'actions permises, face à d'autres absolument proscrites, la tendance à les transgresser apparaît donc comme une prédisposition universelle, une manière d'être face au "lignage" qui fonde une communauté. Mais, si le dispositif de consolidation des prohibitions sociales menace le "pervers" d'exclusion, c'est en lui, en elle, que l'interdit est le plus durement activé : les fixations, irréductibles, à un unique "objet" érotique, réduisent le plaisir à un entêtement obsessionnel qui freine l'accès à la jouissance.

Dénomination

Il n'y a de pervers que de comportement dénommé comme tel par le corps social. C'est le langage qui lie en effet le sexuel à l'imaginaire, et le confine dans ses attributs symboliques, pour qu'il s'en tienne à ce qui en est dit du permis et du défendu.

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Publié par Rédaction le Jeudi 09 Septembre 2010 : 15h25