Voiture, train, bateau… voyager avec son animal de compagnie requiert de prendre quelque précautions. Tant en matière de réservation que de transport en lui-même.

Pour voyager en train, tout animal de moins de 6 kg doit normalement être placé dans un contenant (sac de transport) dont la régie a défini des dimensions bien précises n’excédant pas 45 x 30 x 25 cm. Même s’il est rare de voir un contrôleur sortir son double décimètre !

Quoiqu’il en soit, les animaux de ce gabarit doivent disposer d’un billet forfaitaire (6 euros, quel que soit le trajet effectué) dans les TGV et les trains Intercités (gratuit dans les IdTGV).

Exception pour les chiens d’assistanceAu-delà de 6 kg, le maître doit s’acquitter d’un billet d’un montant de 50 % du prix de son voyage, calculé sur la base de la seconde classe, même pour voyager en première (35 euros dans les IdTGV). Les chiens guides d’aveugles bénéficient du transport gratuit et seuls eux sont admis à bord de l’Eurostar.

Il est stipulé que les animaux ne doivent pas occasionner de gêne aux autres voyageurs et être tenus en laisse et muselés. Obligatoire pour les chiens de première et deuxième catégorie tels que définis par la loi sur les chiens dits dangereux de janvier 1999, on observe aussi une certaine tolérance pour les autres dès lors qu’ils se font discrets et sont sans problème.

Pour ce qui est de l’avion, tout comme le bateau ou les compagnies d’autocar, il est essentiel de se renseigner avant le départ sous peine d’être refoulé au moment du départ. Car chacune de ces sociétés dispose de son propre règlement intérieur.

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Si en avion certaines races ou types de chiens peuvent être refusés (chiens dits dangereux), c’est aussi le poids qui va déterminer s’ils peuvent voyager en cabine (jusqu’à 6 kg suivant les compagnies, et placé dans un sac de transport) ou bien en soute, dans une cage homologuée. Certaines compagnies n’acceptent pour leur part aucun animal en cabine, des exceptions pouvant être accordées aux chiens d’assistance.

Sécurité et confort avant toutEn voiture, pour le confort et la sécurité de son compagnon et des autres passagers (en cas de choc à 55 km/h, le poids d’un animal est multiplié par 50), il est préférable de ne jamais laisser un animal divaguer.

Il devra être, soit attaché à l’aide d’une ceinture de sécurité spécialement conçue pour les animaux et qui se relie au collier, soit placé dans un sac ou caisse de transport (certainement la solution la plus sécurisante pour tous et rassurante pour l’animal), voire dans la partie arrière, séparée par une solide grille préférable à un filet.

Pour son bien-être, on prendra soin d’installer une couche (couverture) confortable. Pour lui aussi, une pause toutes les deux heures en moyenne lui permettra de se détendre, de se désaltérer, etc. Si l’animal est du genre stressé par les transports, le vétérinaire pourra prescrire un tranquillisant. Ce traitement, à administrer une heure avant le départ, reste toutefois déconseillé pour les animaux âgés, cardiaques ou souffrant d’une affection chronique.

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Enfin, un chien sur six serait concerné par le mal des transports, avec une prédominance chez les jeunes. Là aussi, le vétérinaire pourra prescrire un traitement. Sans danger pour le chien, il assure le bien-être de l’animal sans pour autant le plonger dans un état de somnolence.

© Andy Dean-123rf