Au décès de son chien ou de son chat, le maître peut choisir entre plusieurs options. Au-delà des formalités, il lui faudra aussi faire le deuil de son compagnon.

En cas de décès, le corps d’un l’animal peut être confié au vétérinaire pour qu’il soit conduit à l’équarrissage. Il est aussi possible d’opter une crémation collective (de 38 à 100 euros environ) ou bien individuelle (de 90 à 170 euros environ) et récupérer ainsi les cendres. Le coût d’une urne, dans le cas du choix d’un modèle particulier, viendra s’y ajouter.

Enterrer son animal : sous conditionsAutre possibilité : enterrer son chien ou son chat à condition de respecter le règlement sanitaire et de l'enfouir à au moins un mètre de profondeur puis de le recouvrir de chaux. Le lieu de l’enterrement devra se situer au moins à 35 m des premières habitations et points d’eau (puits, sources, ouvrages de captage ou d’adduction des eaux d’alimentation).

L’animal ne devra pas être placé dans un sac de plastique, mais dans une boîte (carton ou bois) ou enveloppé dans un linge. Il s'agit là d'une tolérance pour un animal de moins de 40 kg. Au-delà, le propriétaire doit faire appel à l’équarrissage ou avoir recours à l’incinération.

Cimetières animaliers ou virtuelsIl existe également des cimetières pour animaux à travers la France dont les coûts sont variables. L’un des plus connus est certainement celui d’Asnières dans les Hauts-de-Seine (92). Le chien Rintintin, vedette d’une série télévisée, y dispose d’une concession à vie. 

Dans ces endroits, une société de pompes funèbres spécialisée peut parfois veiller elle-même, contre forfait annuel, à l'entretien et au fleurissement des tombes.

Certaines assurances santé animale proposent une "option décès" afin d’aider les maîtres à faire face financièrement à la perte d’un animal. Soit pour régler les formalités, soit pour l’acquisition d’un nouveau compagnon.

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Cela relève du choix de chacun, la période de deuil pouvant être plus ou moins longue, vécue plus ou moins péniblement. A noter que des cimetières virtuels pour animaux de compagnie ont vu le jour sur Internet afin d’aider les maîtres dans cette épreuve.

Enfant : ne pas lui mentirDans le cas d’un enfant, l’animal étant désormais membre de la famille à part entière et jouant souvent pour lui le rôle de confident, les spécialistes s’accordent à dire qu’il faut jouer la franchise : ne pas occulter le décès, ne pas mentir à l’enfant en lui disant, par exemple, que l’animal s’est enfui.

Le vétérinaire et son équipe peuvent aussi aider les maîtres et leurs proches face à la perte d’un chien ou d’un chat. Au-delà de l’acte technique (car il faut parfois se résigner à l’euthanasie et ils doivent alors y préparer parfois les maîtres), ces professionnels de santé sont aussi confrontés régulièrement à ce type d’événement.

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"Il n’y a pas que les propriétaires qui en souffrent, les vétérinaires et leur personnel sont aussi concernés", assure Marina von Allmen-Balmelli, vétérinaire, dans son livre Quand l’animal s’en va… gérer la perte de son animal de compagnie (Jouvence Editions).

Enfin, lorsqu’il y a d’autres animaux dans la maison, ceux-ci aussi peuvent ressentir un vide, un manque. Il ne faut pas à ce moment-là les délaisser.

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