Régulièrement, des accidents mettent en cause des chiens mordeurs. Ce sont les enfant qui, le plus souvent, sont les premières victimes.

En cas de morsure par un chien, la loi impose sa déclaration. Et tout chien à l’origine d’une agression doit subir une évaluation comportementale chez un vétérinaire agréé.

Mais suivant les dommages causés, ces déclarations sont loin d’être systématiques. Ce qui rend difficile le référencement de statistiques exhaustives.

Selon le Centre de documentation et d'information de l'assurance, 500 000 personnes seraient chaque année en France victimes de morsures. 60 000 cas nécessiteraient une hospitalisation. La responsabilité civile intervient pour rembourser les dommages dès lors que l’animal a fait l’objet d’une déclaration à l’assureur, celle-ci étant obligatoire pour les chiens dits "dangereux".

Si les morsures de chiens font régulièrement l’actualité, ce sont les enfants qui en sont les premières victimes. C’est ce qui est notamment ressorti d’une enquête conduite sous la responsabilité de l’Institut de veille sanitaire (InVS), en collaboration avec une association de vétérinaires comportementalistes (Zoopsy). Celle-ci s’est basée sur les études des services d’urgences de huit hôpitaux entre le 1er mai 2009 et le 30 juin 2010.

Les moins de 15 ans les plus touchésLes deux tiers concernaient des enfants de moins de 15 ans, 16 avaient moins de 5 ans. Chez les enfants les plus jeunes, les blessures sont plus nombreuses, plus graves et se situent souvent au niveau de la tête et du cou, ce qui peut entraîner des séquelles physiques, esthétiques et psychologiques.

Le plus souvent, 68 % des cas, la morsure était survenue dans une habitation. Il s’agissait d’une agression par irritation, la victime a énervé le chien, dans 65 % des cas. Les personnes ayant des connaissances en ‘’psychologie’’ canine, experts, éducateurs canins, éleveurs,sont formels : jamais un enfant ne doit être laissé seul avec un chien. Une surveillance est indispensable. Et ce quel que soit la race ou le type de l’animal, et qu’il soit grand, moyen ou petit. 

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La taille des enfants les rend vulnérables. Un enfant qui rampe, qui crie, peut pousser le chien à avoir une réaction de prédation.

Pas de prédisposition raciale
L’étude indiquait que le plus souvent "les victimes trouvaient que la morsure n’était pas prévisible (74 %) ou peu prévisible (12 %)".  Face à un chien que l’on ne connaît pas, il est important d’apprendre aux enfants à se méfier.

Tous les chiens ne sont pas "câlins" ou malléables ; tous ne sont pas comme celui ou ceux que l’on connaît et/ou que l’on côtoie au quotidien. 

L’enquête a par ailleurs précisé qu’on ne peut mettre en évidence le fait que certains chiens soient plus dangereux que d'autres, ni par la fréquence des morsures, ni par leur gravité…. Ni par la race à laquelle ils appartiennent

Face à un chien agressif
Face à un chien agressif, il est recommandé de ne pas courir par peur de celui-ci ni le regarder dans les yeux, ce qui pourrait être ressenti par l’animal comme un défi. Il faut tenter de rester calme, de marcher avec tranquillité, si le chien s’approche, être immobile, les bras le long du corps.

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Des conseils prodigués, entre autres, dans le cadre d’opérations de sensibilisation aux risques de morsures. Celles-ci se multiplient dans les écoles, à destination des enfants et des parents. Mais également dans le secteur public, contrôleurs gaz et électricité, facteus, d’autres victimes fréquentes de morsures.

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