+a y est, c'est fini...

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S'il est vrai qu'en France tout finit par des chansons, à Cannes, le groupe d'acteurs -Djamel Debbouze, Sami Bouajila, Roschdy Zem et Bernard Blancan- recevant le prix d'interprétation masculine pour "Indigènes" de Rachid Bouchareb a entonné "C'est nous les Africains", chant des tirailleurs maghrébins enrôlés dans la deuxième guerre mondiale qui avait pris récemment à l'Assemblée Nationale les allures délétères d'un chant raciste (associé à la Guerre d'Algérie et à l'OAS) entonné par Georges Frêche et applaudi par les membres du FN... Remise en place donc, d'un hymne guerrier aux paroles basiques et effrayantes (surtout quand on connaît la suite), et aussi d'un pan d'Histoire de la France et de ceux qu'elle appelait (et appelle) "ses enfants" seulement quand ça l'arrange(ait). Chant d'amour aux femmes, "Volver", ce n'est que justice, a valu à Pedro Almodovar (en plus du Prix du Scénario) un chant d'amour de la part de "ses" femmes qui recevaient ensemble le Prix d'interprétation en lui envoyant baisers et louanges. Ces deux consécrations collectives, en d'autres temps, auraient pu sembler paresseuses, mais elles sont symptomatiques d'un Festival aux nombreuses œuvres chorales. De même le thème principal que brassaient beaucoup de films cannois cette année (l'après onze septembre, la peur du terrorisme, la riposte et la guerre) est omniprésent dans ce Palmarès et notamment tout en haut avec le Grand Prix du Jury à Bruno Dumont ("Flandres") et la Palme d'Or à Ken Loach ("Le vent se lève"), doyen de cette manifestation placée par ses organisateurs sous le signe de la jeunesse.

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Femmes Plus f  Cannes (Isabelle Danel)

A voir
Après longues et intenses délibérations avec moi-même, le verdict est tombé, implacable : je n'aimerais guère faire partie du jury cette année -et pas seulement parce que je ne possède pas assez de toilettes affriolantes ni de paires de lunettes noires. N'en déplaise aux râleurs de tous poils, ce fut un très bon festival. Riche, variée, de qualité, la compétition officielle était de haute tenue et les sections parallèles ont rempli leur office de "découvreuses" de talents. Car, si des metteurs en scène comme Sofia Coppola, Alejandro Gonzales Iñarritu, Bruno Dumont ou Aki Kaurismäki sont aujourd'hui en lice pour une place au Palmarès, ils ont présenté jadis leurs premiers films à la Semaine de la Critique ou à la Quinzaine des Réalisateurs. C'est pour cela qu'un festival de Cannes en bonne et due forme ne peut se concentrer uniquement autour des réalisateurs qui tutoient le tapis rouge et regardent les photographes dans les yeux : fouiner ailleurs et craquer pour un premier film venu d'Ecosse, d'Uruguay ou de Hongrie est autant un plaisir qu'un pari sur l'avenir. A plus ou moins long terme, il faudra se souvenir de Agnes Kocsis, Matthias Luthardt, Paz Encina, Nikolay Khomeriki, Julia Loktev ou Kim Rossi Stuart, aujourd'hui participants de la masse informe des auteurs de premiers films concourant pour la Caméra d'Or, toutes sections confondues. Remis par un jury à part, présidé par les frères Luc et Jean-Pierre Dardenne, ce trophée fait partie du palmarès officiel. N'ayant vu "que" 15 films sur les 29 premières œuvres en question, la vision d'ensemble me manque, mais "Fresh Air" (voir hier) est mon chouchou. Film de femme sur des femmes, œuvre grise en couleurs (rouge et vert principalement) fable sur l'incommunicabilité dans un monde littéralement irrespirable, avec une touche d'absurde et beaucoup d'élégance...
A voir
La petite planète vit ses derniers feux. Bientôt il va falloir décrocher, ranger, plier et ce qui semblait la chose la plus importante au monde pour quelques obsessionnels incongrus va être évincée des journaux télé et radio et de la une des quotidiens au profit de Roland Garros puis de la coupe du Monde de football. Foin de paillettes et de glamour, donnez-nous de la testostérone ! Vous l'aurez voulu. Ah mais ! A Cannes, cependant, tout n'est pas que "luxe calme et volupté", on commence à s'écharper. Poliment. Quoique... "Les journalistes sont bêtes comme leurs pieds", disait hier une vieille dame à accent marseillais et à col roulé (il fait froid dans les salles, mais gare au choc thermique en sortant, madame). Je ne voudrais pas avoir l'air d'être bêtement corporatiste, mais ce n'est pas très gentil pour mes pieds. La dame comptait les points accordés par les critiques nationaux à "Babel" dans Le Film Français : il est distancé par "Marie-Antoinette". Pourtant, le film du Mexicain a été accueilli avec enthousiasme par le public des projections de l'après-midi et du soir, tandis que celui de l'Américaine était beaucoup plus chahuté. La douce Sofia (en robe noire légèrement froufroutante au buste) avait l'air d'une sage petite fille et d'ailleurs, sur le tapis rouge, Papa et Maman Coppola étaient venus la soutenir. Les journalistes internationaux qui accordent des points dans Screen sont, eux, enthousiasmés par "Volver". Le jury, quoiqu'il en soit, tranchera. Pourvu que Wong Kar Wai, Samuel, Lucrecia, Tim, Helena, Patrice et les autres aient pensé à retirer leurs lunettes noires. A deux jours de la fin du Festival, il se murmure que c'est le film d'Iñarritu qui serait le plus solide concurrent à la Palme. C'est vrai que la roublardise paie, ça s'est déjà vu... La compétition a continué avec mollesse, l'Italien ("L'Ami de la famille" de Paolo Sorrentino) et le Portugais ("En avant, jeunesse !" de Pedro Costa) recueillent une certaine tiédeur. Mais, heureusement, il y a "Indigènes" de Rachid Bouchareb, qui raconte comment, en 1943, Abdelkader, Messaoud, Yassir et Saïd, venus du Maroc et de l'Algérie pour sauver la mère patrie et n'y ont gagné qu'oubli et mépris. Classique de forme, imparable sur le fond, cette co-production parlant français et arabe fait œuvre de mémoire et c'est bien...
A voir
+a devient une tradition désormais, les films qui ne sont pas prêts pour Cannes ne sont pas en reste pour autant. Il suffit d'en montrer quelques scènes, de convier les comédiens principaux et la presse internationale, de faire un peu mousser, et le tour est joué. Vingt minutes de "World Trade Center" d'Oliver Stone avec Nicolas Cage en pompier intervenant le jour du 11 septembre, quinze minutes de "Dreamgirls" de Bill Condon avec Beyoncé Knowles dans un personnage inspiré de Diana Ross, huit minutes de "Ma vie en rose" d'Olivier Dahan avec Marion Cotillard en Edith Piaf, une minute du "Deuxième souffle" remake par Alain Corneau du film de Jean-Pierre Melville avec Daniel Auteuil et Michel Blanc... Qui a dit : "Le cinéma est un art et aussi une plaisanterie" ? Si ça continue comme ça, l'année prochaine, tous les critiques rédigeront leurs articles d'après les bandes-annonces et regarderont les films en DVD depuis leur chambre d'hôtel. Les mauvaises langues prétendent que c'est ce que certains font déjà ! Personnellement, je n'en crois pas un mot : la critique est si facile. A propos de critique, il y a eu comme un vent d'incrédulité l'autre soir à la projection de "Jindabyne", film australien de Ray Lawrence (réalisateur en 2001 de l'admirable "Lantana") : parmi les actrices présentes sur la scène de la Quinzaine des réalisateurs, une femme blonde du nom de Deborra-lee Furness a soudain paru terriblement antipathique à mes consœurs et moi-même. Il faut dire qu'une personne bien renseignée nous avait balancé son information de source sûre : "C'est la femme de Hugh Jackman !" (mais si Hugh -prononcez HHHyouhhh, s'il vous plaît-, le Wolverine d'X-Men !)
A voir
Il faut de tout pour faire un Cannes : petits et grands, la ronde des films n'en finit pas de tourner. L'ACID (Agence du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion) présente une dizaine d'œuvres dont la plupart repartiront achetées par un distributeur français ! Là, le festivalier fouineur découvre quelques bijoux incontournables. Parmi eux, "Petites révélations" de Marie Vermillard ("Lila Lili") avec une mosaïque de personnages pris à un instant T, de peur ou de surprise, d'acceptation aussi de ce qu'ils sont. C'est court (55 minutes), dense, jamais bavard ni démonstratif, follement intime et en même temps universel. C'est une enfant qui joue, une femme qui pleure, un homme qui passe sans s'arrêter... Des scènes brèves qui disent une chose et en dévoilent une autre, qui nous parlent, nous ressemblent. Un petit grand film. A découvrir aussi "Allez, Yallah !", de Jean-Pierre Thorn, un documentaire sur les femmes et l'Islam, vu des deux côtés de la Méditerranée.
A voir
A Cannes, il y a deux activités principales à avoir par les temps qui courent : voir des films et attendre pour les voir. C'est très instructif de faire la queue. Notamment pour la séance de presse du soir. Celle où il n'y a que des journalistes... +a permet d'observer certains "cas", de les suivre jour après jour parfois (le critique est grégaire, on le retrouve souvent au même endroit avec les mêmes personnes). Même sans aucune valeur sociologique avérée, le résultat est amusant. Extraits choisis. Celui-ci (massif, tonitruant, la cinquantaine) trouve la Sélection Officielle "faiblarde", il n'aime rien depuis le début, ne trouve pas de mots assez forts pour conspuer "Red Road" et "Selon Charlie" (tiens, deux films de femmes !? C'est sûrement un hasard). Il ne jure que par les petits nanars obscurs qu'il est allé dénicher au Marché du Film et s'emballe pour le discours politique de la parodie fantastique et Coréenne de la Quinzaine des Réalisateurs. "The Host", au demeurant très rigolote avec poisson mutant géant qui fait des ravages sur les berges d'une grande ville, un discours écolo et anti-américanisme primaire, le tout au 14ème degré. Celle-ci, (blonde à cheveux courts, la trentaine, vacillant sur ses talons) qualifie "Southland Tales" de gloubi-boulga (Ah, Casimir !), raconte qu'elle s'est éclatée à la fête Moldo-valaque l'autre soir tard après avoir emprunté trois navettes différentes accessibles par autant de mots de passe. Elle ajoute à son interlocuteur pas du tout surpris qu'elle n'a pas regretté : il y avait Marilyn ! C'est là que l'on commence à douter de sa santé mentale.... Pourtant elle semble toujours fraîche après sept jours de festival et elle attend beaucoup du film de Alejandro Gonzales Iñarritu avec Brad Pitt.
A voir
De l'artistique et du populaire, un zeste de sexe (gros, le zeste !)... Pour que le premier week-end cannois soit chaud, les organisateurs ont misé sur un savant mélange de tout afin de taper large. Il y avait donc, dans le désordre : un (gentil) film d'animation pour enfants (Nos voisins, les hommes de Karey Kirkpatrick et Tim Johnson), un scandale annoncé (Shortbus de John Cameron Mitchell) où -entre autres performances sexuelles que la morale, ma maman et l'idée que la vie est trop courte me défendent de détailler ici- un homme furieusement acrobate se fait tout seul des choses que même Hugh Grant, pourtant souple comme garçon, a un jour demandé à quelqu'un d'autre... Il y avait aussi un film intimiste tourné en numérique (Climats, décevante -même si sublime par moments- radiographie du couple par Nuri Bilge Ceylan dont Uzak avait séduit le Festival, il y a deux ans). Il y avait encore une grosse affiche française avec Selon Charlie de Nicole Garcia qui suit trois jours dans la vie de sept personnages interprétés par Jean-Pierre Bacri (maire), Benoît Poelvoorde (voleur), Patrick Pineau (paléontologue), Benoît Magimel (prof de SVT), Arnaud Valois (jeune champion de tennis), Vincent Lindon (mari adultère) et Ferdinand Martin (adolescent qui voudrait réunir ses parents) : comédiens impeccables, belles idées de cinéma mais, au bout du compte (est-ce le scénario trop théorique, est-ce le montage peu inspiré ou le nombre trop important de destins mal croisés, arbitrairement liés ?), sans doute l'œuvre la plus froide de la réalisatrice du Fils préféré et de L'Adversaire. Il y avait enfin le film annoncé par un certain quotidien national comme la "sensation du festival" : Southland Tales, deuxième long métrage de Richard Kelly, prodige de 31 ans, dont Donnie Darko, drôle de film fantastique avec Jake Gyllenhaal, avait fait grand bruit. L'histoire ? Nous sommes en 2008 à Los Angeles après une attaque nucléaire qui a causé une guerre, des spéculations concernant les ressources énergétiques et le ralentissement de la rotation de la planète. Ni drôle, ni inspirée cette longue (très longue, 2h 40) fable futuriste sur l'Amérique, les arcanes du pouvoir et la folie des hommes a généré beaucoup d'ennui (oui, on reconnaît Bush, la télé-réalité et même un certain gouverneur de Californie, mais pour quoi faire exactement !?) et des soupirs agacés mais peu de claquements de fauteuils au regard de son ratage.
A voir
Un vieil homme décharné, à l'armure rouillée, un homme plus jeune, nettement plus en chair. Ils scrutent le ciel, se font gifler par le vent, ils attendent. Et dans la salle de la Quinzaine, les spectateurs ricanent. Peut-être que le titre Honor de Cavaleria ne leur a pas évoqué assez clairement le sujet du film de l'Espagnol Albert Serra (en lice pour la Caméra d'Or). C'est tout simplement une adaptation de Don Quichotte. C'est silencieux, c'est long, c'est sombre -l'écran reste noir quelques secondes et les fauteuils claquent violemment. Mais que c'est beau ! Le chevalier à la triste figure de Cervantes est ici incarné par Lluis Carbo, un étonnant acteur en apparence impassible et dont le visage seul crée des mondes et des histoires. Lorsque le vent cesse soudain et laisse Le Quichotte debout, désemparé, incertain, on a envie d'aller embrasser l'écran, tandis que les rieurs qui sont restés se déchaînent encore... C'est comme ça, Cannes : la chose et son contraire en permanence. C'est amusant et irritant, d'ailleurs. Vous vous enflammez tout au long d'un film pour l'intelligence du propos, la beauté de l'actrice, l'incroyable foisonnement de nuances. Et à l'issue de la projection de presse, à peine trois "clap-clap" et même un "Bouh !".
A voir
La plupart des membres du Jury porte des lunettes de soleil en permanence et les photographes râlent. Les lunettes de soleil de Monica (Molto Bella) ressemblent à un masque de nuit. Samuel L. Jackson, lui, a choisi l'option hublot, tandis que la réalisatrice argentine Lucrecia Martel la joue glamour-vitres fumées. On murmure que Mister President (WKW) a fait greffer les siennes directement sur les paupières, c'est sûrement de l'intox... Ainsi équipés, ils vont pouvoir braver le soleil (ça y est, il revient) et cacher leurs larmes au sortir de la projection du film d'Almodovar aujourd'hui en lice (et partout en salle, en France aussi). Féminin, déjanté, le seizième opus de l'Espagnol renoue avec l'ode chorale déjà très réussie dans "Tout sur ma mère" (Prix de la Mise en Scène à Cannes en 1999) et brasse l'amour maternel, l'inceste, le culte des morts et la croyance que l'au-delà est suffisamment près pour que les fantômes viennent nous visiter ! Nous sommes à Madrid, dans un quartier bigarré, métissé où la vie est dure, mais où les femmes s'entraident sans poser de questions. Nous sommes aussi dans la Mancha (région natale de Pedro A.) où le vent souffle si fort qu'il rend un peu fou.
A voir
Le temps se gâte. +a tombe bien, aujourd'hui, il y a beaucoup de films à voir La Semaine de la Critique, la Quinzaine des Réalisateurs et Un Certain Regard présentent à leur tout leur film d'Ouverture, respectivement un drame littéraire français ("Les Amitiés maléfiques" d'Emmanuel Bourdieu), un dessin animé danois osé ("Princess" de Anders Morgenthaler) et une œuvre chorale et internationale avec stars ("Paris je t'aime" signé par dix-huit réalisateurs, dont Gérard Depardieu, Joel Coen ou Walter Salles et seulement deux réalisatrices : Isabel Coixet et Daniela Thomas). +a s'est ouvert hier, avec un maître de cérémonie en smoking et cravate blancs, au discours impeccable (y compris en chinois) et au message bienvenu sur le métissage de la France et du plus grand Festival International au Monde. De fait ce festival, 59ème du nom, au jury présidé par le chinois Wong Kar Wai et déclaré ouvert par l'acteur Noir Américain Sidney Poitier démarre aujourd'hui sa compétition avec l'Irlande et la Chine. Ken Loach, réalisateur britannique septuagénaire bien aimé à Cannes ("Raining Stones","My name is Joe", "Sweet Sixteen"...), mais jamais récompensé d'une Palme d'Or, présente "The Wind that shakes the Barley/Le vent se lève".
A voir
Planète Cannes Le temps des douze jours que dure le Festival du Film, Cannes ressemble à une toute petite planète qui se regarde le nombril et tourne sur elle-même pour se faire admirer. Le luxe et la douceur de vivre y sont insolents. Et même si ce tout petit monde est parfois rattrapé par l'autre, le grand, le vrai, qui vibre et qui gronde au dehors et se manifeste sous la forme d'infirmières en grève ou d'intermittents du spectacle en smoking, cette enclave spatio-temporelle se borne à ne parler et ne faire parler que de cinéma, de cinéma et de cinéma. Soyons justes, le temps qu'il fait a aussi sa place (les montées des marches rituelles sont beaucoup moins glamour sous la pluie). Ainsi que la présence (ou l'absence) des stars. Et la présence (ou l'absence) des robes de ces dames.
A voir
Ce n'est pas tout à fait commencé, le tapis rouge est à peine tendu sur les marches du grand auditorium Lumière où se déroulent les projections "officielles" Le tapis bleu n'est même pas encore déroulé du côté de l'auditorium Debussy où ont lieu les projections d'Un Certain Regard, sélection officielle non compétitive. Il manque de-ci de-là des plantes, les portes des bureaux sont grandes ouvertes et les appariteurs sont aimables. Ce sont des signes qui ne trompent pas. Les habitués s'apostrophent comme des gamins se retrouvant au début des colonies de vacances, on va chercher son accréditation presse et le catalogue officiel, on s'installe dans les hôtels ou les studios loués pour la période, on va rendre visite aux responsables des deux sections parallèles. La Semaine de la Critique a ses bureaux dans le Palais des Festivals mais ses projections ont lieu un peu plus loin sur la Croisette, à 500 mètres, à la salle Miramar. La Quinzaine des Réalisateurs n'est qu'à 300 mètres, bureaux adossés au Noga, l'hôtel moche construit sur l'ancien palais démoli en 1985, dans les sous-sols duquel ont lieu les projections. Tout confondu (Compétition Officielle, Un Certain Regard, La Semaine de la Critique, La Quinzaine des réalisateurs et le Marché du film) le festival propose plus de 40 films par jour. Un festivalier bien organisé peut culminer à 6 films par vingt-quatre heures sans que ses jours soient en danger (mais ses nuits, si). Attention, au-delà de quatre, les risques de confusion sont accrus. On a vu quelque critique de cinéma chevronné confondre un film turc avec un film tchèque et gloser sur la scène du cheval blanc à la crinière tressée de fleurs qu'il semblait être le seul à avoir vue.
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