Tu bois trop !

avec
Allez, encore un p'tit coup... Il y a encore le linge à étendre, le dîner à préparer, des factures à payer... Bref, le quotidien de la femme active. Mais ce soir, vendredi, fin d'une semaine hyper chargée, pour moi, c'est trop. Heureusement, l'amour-de-ma-vie ne rentre que vers 21 heures. J'ai le temps de souffler. Je m'assieds derrière mon bureau. Epuisée. J'ai besoin de me requinquer. Un bain ? Je vais m'endormir. Un brin de sieste ? Je ne vais pas me réveiller. Tiens, et si je me prenais un petit scotch ? Ca va me booster les neurones, et j'aurai la pêche pour faire mon courrier.Quelle bonne idée : rien que le bruit des glaçons qui plongent dans le whisky, et je me sens mieux. La première gorgée est divine. Ouahhhhh ! L'eau de feu me réveille, mes courbatures disparaissent, et je me mets à taper sur mon clavier avec allégresse et sans faire de faute. Quel exploit ! OK, l'abus d'alcool est dangereux pour la santé, mais pour le moral, c'est pas mal. Oublié le carcan du stress ! Mille sabords ! J'ai une pensée émue pour le capitaine Haddock... En trois gorgées, le whisky est terminé. Déjà ? Juste au moment où je commence à décompresser ? C'était un baby, allons, encore une goutte, pour terminer la paperasserie. J'ai une pêche d'enfer. Tant que j'y suis, je vais rédiger un article pour XYZ qui me le demande depuis trois mois. En dix minutes, le papier est écrit, relu, envoyé. Ca, c'est de la productivité. Je bénis mes lointains ancêtres vikings qui buvaient de l'hydromel dans le crâne de leurs ennemis. Moi, je fais simple : un gobelet en verre banal me suffit.Oui mais maintenant, je commence à fatiguer. L'instinct de survie me conduit jusqu'à mon lit, où l'amour-de-ma-vie me trouve à son retour, hagarde. Dure journée, oui. La prochaine fois, j'essaierai le porto...
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