L'amour, mode d'emploi...

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Interview de Sylvie Angel et de Stéphane Clerget pour le livre "La Deuxième Chance en Amour". Femmes Plus : Comment est née l'idée de ce livre ? Stéphane Clerget : On s'étonnait de recevoir autant de femmes en consultation avec un chagrin d'amour en arrière fond et qui souffraient de ne pas réussir à rencontrer quelqu'un. C'est un vrai problème de santé public ! Pourquoi tant de femmes pensent-elles qu'il est très difficile -voire impossible- d'aimer et d'être aimer ? S. C. : Les femmes ont une vision particulière de l'amour, souvent due à l'éducation reçue. Elles ont tendance à croire au grand amour avec le père de leurs enfants notamment, et sont donc plus souvent déçues. Elles sont moins dans la conquête, plus attentistes. Du coup, après une rupture, se croyant moins attractives, elle vont avoir encore plus de mal à aller vers l'autre. Aussi, les enfants "pénalisent" les femmes, elles ont souvent l'impression de les trahir en fréquentant quelqu'un autre que leur père. Enfin, elles ont trop tendance à croire qu'à 35 ans passés, elles ne sont plus attirantes...  

Les derniers articles
Manon Rivif¨re

Lucille Reyboz est avant tout une photographe en quête d'expériences humaines. Elle partage sa vie d'artiste entre Paris, New York et Tokyo, mais aussi en Afrique... D'ailleurs, un chef de village togolais lui a offert une maison en pays Tamberma, entre le Togo et le Bénin. Rencontre... Son appartement parisien est à son image : un peu en pagaille et tellement plaisant ! Sur les murs, des grandes photos en format carré du Togo et du Japon, son autre terre de prédilection. Des clichés dédicacés du photographe malien Malick Sidibé côtoient des masques africains. Au sol, il y a les revues dans lesquelles Lucille Reyboz, 33 ans, a publié des reportages : Elle, Air France Magazine, etc. On entend du jazz... Ado, elle était saxo dans un big band. Entretien passionné entre deux coups de fil avec une jeune femme qui vit à 100 à l'heure... Lucille Reyboz. Femmes Plus : Où a commencé votre aventure africaine ? Lucille Reyboz : Au Mali à 18 ans. J'ai croisé la route de Salif Keita, le chanteur malien. Je l'avais abordé lors d'un concert à Montreuil et j'avais son numéro de téléphone... J'ai réalisé la pochette de son album "Papa" et, du coup, j'ai commencé à travailler pour le label Blue Note. Le rêve ! Plus tard, j'ai rejoint le label Verve pour les pochettes de Lokua Kanza et Bobby McFerrin. Jusqu'en 2000, je n'ai quasiment fait que du portrait. Comment êtes-vous passée du portrait au reportage ? Le déclic a lieu en 2000 au Togo. J'ai découvert les maisons "Tata", des maisons en terre du pays Tamberma entre le Togo et le Bénin, à environ 450 km de Lomé. Le coup de foudre ! Rentrée en France, je ne pensais qu'à y retourner. Sygma m'a sponsorisée pendant un an. Ces photos seront publiées dans de nombreux magazines français et étrangers. Mon travail a contribué aussi à faire classer cette région au patrimoine mondial de l'Unesco.
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Lucille Reyboz est avant tout une photographe en quête d'expériences humaines. Elle partage sa vie d'artiste entre Paris, New York et Tokyo, mais aussi en Afrique... D'ailleurs, un chef de village togolais lui a offert une maison en pays Tamberma, entre le Togo et le Bénin. Diapo...
A lire
Comme une figue... La couverture du livre, déjà, est explicite ! On y voit deux figues fraîches, dont l'une apparaît coupée en deux. L'analogie avec le "fruit défendu" est vite faite avec une dose supplémentaire de subtilité. Le vagin n'est-il pas une sorte de "figue" lui aussi : froid et mystérieux de l'extérieur ; rosé et juteux à l'intérieur ? Gynécologue à Provins (Seine et Marne) depuis une trentaine d'année, Catherine Rinieri est partie d'un constat : le mot "vagin" reste tabou même au 21ème siècle ! En imaginant un dialogue avec sa fille, cette spécialiste du sexe féminin aborde sans complexe les sujets qui dérange : les odeurs vaginales, l'orgasme clitoridien, les maladies vénériennes, la contraception, l'avortement, la virginité, la ménopause, etc ! Le cabinet du gynéco Elle commence d'ailleurs judicieusement son ouvrage par la description d'un examen gynécologique. Car oui, après tout ! On y passe toutes régulièrement depuis l'adolescence, mais sait-on vraiment ce qui se trame dans le cabinet de notre gynéco ? Toucher vaginal et spéculum sont ici abordés simplement. Et on a envie de dire que, bon sang, ce n'est pas trop tôt ! Catherine Rinieri nous apprend aussi qu'au début du 19ème siècle, l'examen gynécologique n'était imposé qu'aux prostituées, qui appelaient le spéculum "le pénis du gouvernement". Au chapitre des anecdotes historiques désopilantes, sachez mesdames que le fameux préservatif nous est arrivé d'Angleterre au 18ème et que les Anglais l'appelaient alors "French letter" et les Français "la redingote anglaise"...
A lire
Etreintes, désirs et grappes de raisin font bon ménage dans le recueil de nouvelles de Pierrick Bourgault. Ce gaillard de 45 ans, journaliste et oenologue, s'est inspiré de saynètes de la vie quotidienne. Et ses nouvelles donnent envie de se blottir (bien accompagnée !) sous la couette. Rencontre avec un hédoniste pur jus.
Voyage
Bienvenidos... Des palmiers à perte de vue : c'est à Valence. Pas de doute, l'hiver ici ne dure jamais longtemps. Avec plus de 300 jours de soleil par an, Valence est une ville du Sud, une ville où l'on vit dehors. Le rêve absolu. Et farniente obligé sur l'une des innombrables terrasses du "Barrio del Carmen", le centre historique. Presque entièrement piétonnier, il est structuré par trois grandes places : Plaza del Ayuntamiento, Plaza de la Virgen et Plaza de la Reina et un dédales de ruelles mystérieuses... Shopping ! C'est ici, en flânant, que l'on tombera à coup sûr sur les meilleures adresses de prêt-à-porter. Située. Génial, les boutiques peuvent se faire en moins de deux heures montre en main. Pour des fringues classes qui ont du chien, c'est chez Bacilacoco, Cactus ou Mil Ranas. Pour les accessoires, c'est chez Sine die, qui fait la part belle aux designers espagnols. Top boutiques Pour la haute couture, il faut rejoindre les alentour du marché Colon où le styliste valencien Alex Vidal a élu domicile. Chez Alfredo Esteve, il souffle un air milanais. Normal : le patron s'approvisionne en Italie, chez Prada et Gucci. Francis Montesinos, le doyen des stylistes de Valence s'est lui aussi installé dans le quartier, rue Conde Salavatierra. Sa boutique vaut le détour, c'est une œuvre d'art à elle toute seule !
Voyage
© Office du tourisme de Valence
Posée elle aussi sur le rivage méditerranéen, Valence est la grande rivale de Barcelone. Moins alternative que la capitale catalane, Valence cultive un chic BCBG qui lui donne un charme fou. Tous les regards sont tournés vers elle, alors que la ville accueille ce printemps la très select America's Cup.
A 43 ans, Muriel Mayette, comédienne au corps frêle est la première femme à diriger la Comédie Française. Si sa nomination a fait beaucoup de bruit, les esprits se sont calmés et elle espère bien profiter de son mandat pour dépoussiérer la maison de Molière ! FemmesPlus a recueilli ses premières impressions...
"''Ce sont la pauvreté et l'ignorance qui pénalisent les femmes mauritaniennes. Sur 12 000 élèves à la faculté de Nouakchott, il y a seulement 13 % de femmes ! Sans compter que celles qui font des études se retrouvent à 80 % secrétaires !''" Fatma Mint'Elkory, documentaliste de 42 ans au voile chamarré, est la créatrice et l'animatrice de Maurifemme, un site web couplé d'un forum de discussion dédié aux femmes. "''Mon site s'adresse aussi bien aux Maures, qu'aux Wolofs, Peuls ou Soninkés. L'idée est de faire connaître les différentes cultures et traditions qui ont cours dans notre pays''" explique Fatma. La Mauritanie est une République islamique. Ici, les croyants pratiquent un Islam modéré et beaucoup disent que la femme mauritanienne est une exception dans le monde arabe. Elle étudie, travaille librement, divorce plusieurs fois... "Cela n'est pas mal vu ici, au contraire, on considère que la femme se bonifie au fil de ses mariages", confie Fatma. Un principe qui vaut essentiellement pour les femmes Maures, car dans les communautés africaines de Mauritanie, on continue de marier les petites filles dès l'âge de 12 ou 13 ans... L'objectif de Fatma Mint' Elkory n'est pas de ruer dans les brancards ! Elle ne livre aucun jugement de valeur sur son site, mais invite plutôt à une confrontation des différents points de vue sur une question donnée. "''Mon site est apolitique, je n'ai jamais voulu être récupérée par le pouvoir ou la politique''", ajoute Fatma...
A voir
Sur scène, Camille est un peu hystérique, un peu hypocondriaque, un peu pétasse, un peu beauf, un peu cassante, un peu fragile aussi. En tous cas très impatiente et éternelle incomprise. Dans son spectacle, Camille s'attaque au plus profond de nos êtres et génère un rire salvateur. Merci !
Pauline Bebe nous reçoit à la Maison du Judaïsme Libéral, dans le 11ème arrondissement de Paris. Le centre Maayan ("la source" en hébreux) a ouvert ses portes au public en mai 2006. "''C'est une synagogue, mais aussi un lieu culturel ouvert à tous avec des activités aussi variées que le théâtre, le bridge ou le tango''". Elle veille sur une communauté en constante expansion, aujourd'hui composée de 300 familles. Titulaire d'une licence d'anglais et d'un DEA d'hébreux à l'Inalco, Pauline Bebe a étudié au collège rabbinique de Londres. "''Il n'existe pas en France de collège libéral où se former''", indique-t-elle. Pauline ne se reconnaît pas dans la branche orthodoxe du judaïsme. "''Je suis attachée à un judaïsme issu de la philosophie des Lumières, à une religion qui évolue en fonction des époques et des milieux sociaux''". Pauline Bebe a 25 ans lorsqu'elle devient rabbin en 1990, elle était jeune et... femme. "''Ils ont bien été obligés de m'accepter !''", lâche-t-elle, le sourire en coin. "''Ils''" : les rabbins hommes bien sûr ! "''Cela a déclenché les passions'', raconte-t-elle. ''Des fidèles se montraient très enthousiastes et me faisaient confiance, mais d'autres au contraire étaient violemment opposés au fait d'avoir un rabbin femme.''"Ces réactions hostiles se manifesteront par des violences verbales (beaucoup) et des violences physiques (parfois). Pauline a tenu bon : "''C'est toujours très difficile pour une femme d'être la première à exercer tel ou tel métier. J'ai du travailler deux fois plus que les autres pour que l'on m'accepte''", confie-t-elle, philosophe, "''On me demande toujours ce que je peux apporter en plus, mais je crois que peu importe le sexe. C'est la personnalité et les qualités d'écoute du rabbin qui comptent''". Elle ne souhaite pas faire de différence entre sa pratique rabbinique et celle d'autres rabbins libéraux.
Coiffure
Y'a des jours comme ça, où je me dis que j'aurais mieux fait de rester chez moi... Comme cette fois-là, où à l'occasion du mariage de mon beau-frère, je décidais de mettre le prix chez le coiffeur pour avoir un beau chignon...
Nous sommes exactement le 8 février 2006, dans les salons d'un grand hôtel d'Istanbul. C'est là que se tient la conférence de presse annuelle du mouvement de défense des droits des femmes. Au milieu des journalistes, Pinar est là, naturelle, radieuse dans son costume vert moiré. Sa jeune sœur, Ipek, est à la tribune. Car chez les Ilkkaracan, les affaires de femmes sont une question de famille. ''"J'ai grandi comme toutes les filles de la classe moyenne turque. Mes parents m'ont encouragé à voyager, à apprendre des langues étrangères, mais lorsqu'il s'agissait de sexualité, ils étaient extrêmement stricts"'', se souvient Pinar. Il est vrai qu'aujourd'hui, le sexe reste encore tabou Turquie. ''"C'est un sujet dont on évite par exemple de parler avec ses enfants. Mais si dans les grandes villes, la société devient de plus en plus permissive, le véritable problème se situe plutôt dans les campagnes"'', explique la sociologue Hulya Tanriover.En effet, d'après un rapport publié en 2004 par Amnesty International, entre un tiers et la moitié des femmes turques seraient victimes de violences physiques au sein de leur famille. Battues violées et même dans certains cas, contraintes au suicide. Une tendance que l'on retrouve essentiellement dans l'Est anatolien, où les crimes d'honneur sont légion. Pinar estime même que dans cette région, plus de 60 % des mariages sont des unions arrangées et que les jeunes filles ne sont même pas consultées. L'une des missions premières de l'association consiste donc à faire prendre conscience aux femmes de l'oppression dont elles sont victimes. ''"A partir de là, c'est comme une révélation pour elles, explique Pinar. Elles découvrent qu'il est possible de mettre fin à l'injustice."''
A voir
Dunia est une magnifique jeune femme égyptienne, tiraillée entre son envie d'exister comme elle l'entend et les codes traditionnels de sa société. Passionnée par la poésie soufie, elle découvre grâce aux conseils de son professeur que le plaisir des sens n'a pas toujours été tabou dans le monde arabe. Dans ce film coloré, la danse et la musique sont aussi omniprésentes. Mais pour avoir osé parler du désir au féminin, la réalisatrice Jocelyne Saab est aujourd'hui menacée de mort par les fondamentalistes, qui l'accusent de prôner l'adultère.Rencontre. Femmes Plus : Qu'est-ce qui vous a poussé à faire ce film ? Jocelyne Saab : Tourner un film en Egypte, pour moi, c'était un rêve d'enfant. Je suis née et j'ai grandi à Beyrouth, au Liban, et à mon époque, il n'y avait que des films égyptiens à la télé. Des films des années 40-60, datant de "l'âge d'or" du cinéma cairote. Moi, je les regardais au lieu de faire mes devoirs ! Avec Dunia, mon pari, c'était de refaire vivre cet époque avec un look moderne. J'avais envie de montrer une belle vision du monde arabe et j'avais envie de raconter une histoire d'amour. Pour moi, le Caire est une ville extrêmement sensuelle. Vous avez rencontré beaucoup de difficultés pour réaliser votre film ? Le tournage a été très, très dur. Tout le monde disait aux acteurs qu'ils allaient gâcher leur avenir s'ils faisaient ce film avec moi. Les fondamentalistes leur ont même proposé de l'argent pour quitter le plateau. Quinze jours avant le début du tournage, je n'avais toujours pas mon acteur principal ! Quand à la comédienne Hanan Turk, son agent l'a laissée tomber quand elle a décidé d'accepter ce rôle. Mais tous les acteurs ont été extrêmement courageux.
A voir
Murmures et rumeurs dans les ruelles arlésiennes : ''"Tu connais Marion Poussier, toi ?"'', ''"C'est celle qui photographie les ados."'', ''"Elle est jeune, je crois..."''; ''"Tu as vu, elle avait une de ses photos en première page de Télérama ?"'', etc. A 26 ans, la jeune photographe originaire de Bretagne fait parler d'elle. Il faut dire que Raymond Depardon, qui est cette année le commissaire des Rencontres photographiques d'Arles, ne tarit pas d'éloge à son encontre. "Elle a l'air de rien, comme ça. Elle est timide, un peu en retrait, mais c'est ça le talent des vrais artistes, explique le maître. J'essaye de la pousser au maximum, car j'aime beaucoup son travail. C'est une fille formidable". +a c'est du compliment ! Explorer l'adolescence Pendant plusieurs étés, Marion Poussier s'est discrètement invitée dans des colonies de vacances du grand Ouest. Elle y a saisi les premiers flirts, les baisers volés, mais aussi l'attente, l'ennui. "J'ai choisi spécialement les moments où les adolescents ne faisaient rien, ne participaient à aucune activité, explique la jeune photographe. De l'extérieur, on peut croire qu'ils s'ennuient, mais en fait ces moments sont très importants pour eux, c'est là que tout se joue, qu'ils se situent les uns par rapport aux autres." Marion s'intéresse aux 14-16 ans, une tranche d'âge réduite où les différences sont très marquées. "Certaines filles sont clairement plus épanouies que d'autres, les garçons font beaucoup plus jeunes que les filles, etc. Je me suis vraiment concentrée sur cette question du paraître, intrinsèquement liée à l'adolescence", nous livre-t-elle. Son menton est orné d'un discret piercing...
Des sous pour des bébés Le gouvernement Merkel a trouvé un compromis sur l'introduction d'un congé parental rémunéré. A compter du 1er juillet 2007, le père ou la mère qui cessera son activité professionnelle à la naissance de son enfant percevra 67 % de son salaire net pendant un an. L'allocation minimale s'élèvera à 300 euros, le plafond maximal à 1 800 euros. Au départ, l'idée d'un congé parental payé est un projet de la gauche, repris aujourd'hui par la droite pour tenter de moderniser son image. Ce qui pourrait sembler anodin chez nous constitue Outre-Rhin une véritable révolution sociétale. D'abord parce que le concept même de "politique nataliste" est tabou dans le pays : il renvoie en effet aux délires expérimentaux nazis des années 30-40 (Lebensraum). Personne depuis la fin de la seconde guerre mondiale n'avait osé s'attaquer à ce sujet. Pourtant les chiffres sont là ! En Allemagne, un tiers des femmes qui ont fait des études supérieures n'a pas d'enfant. Si l'âge de la première grossesse est proche de la moyenne européenne, les familles nombreuses se raréfient chez nos voisins. Selon un sondage Eurostat, seules 24 % des mères allemandes ont trois enfants, contre 35 % des femmes françaises et 60 % des Islandaises.Autre élément structurel à prendre en compte : le clivage Est-Ouest. Aujourd'hui, à l'Est on compte 1,2 enfants par femmes contre 1,41 à l'Ouest. A la chute du Mur en 1989, le nombre de naissance a chuté à l'Est en raison des soudaines difficultés économiques. En 1993, on recensait ainsi 0,77 enfants par femme dans l'ex-RDA, soit le taux le plus bas jamais recensé en Europe.
Rendez-vous au centre culturel l'ARTicle, Paris, 3e, plus précisément au sous-sol, aménagé en salle de répétition. Peu à peu, les participants arrivent. Des hommes, des femmes, tous styles, tous âges. Nous nous asseyons tous en rond autour de Florence, qui anime avec passion la vivencia (le cours, en langage Biodanza). Chacun est invité à se présenter par son prénom et à expliquer, s'il le souhaite, pourquoi il est ici. Pascal a "vraiment eu une journée crade" et il est là "pour se changer les idées". Brigitte elle est une habituée, elle "ne sait pas encore exactement ce qu'elle est venue chercher", mais elle est "très contente" d'être avec nous ce soir.Une fois les présentations achevées, Florence présente le thème de la vivencia d'aujourd'hui : "être ensemble". Autrement dit il va falloir 1) que nous retrouvions les sensations de notre propre corps et 2) que nous ressentions également celles des autres. La partie s'annonce plutôt difficile... Heureusement, Florence commence par des exercices simples. Tous en rond, en nous tenant par la main, nous sommes invités à bouger sur les rythmes entraînants de la musique brésilienne. Et là, la magie opère ! Les visages qui étaient encore gris et contrariés il y a cinq minutes s'illuminent. "Il faut réapprendre à sourire à l'autre, explique Florence. Mais vous allez voir, quand le corps s'anime, le sourire vient avec !" Et elle a raison ! Pour relâcher les tensions et oublier nos inhibitions, rien de mieux que de gambader dans une salle à grandes enjambées. "N'hésitez pas à croiser le regard de l'autre, nous conseille encore notre professeur. Ici, vous n'avez pas à le fuir comme dans le métro, le matin, quand vous êtes énervés et que tout le monde vous fonce dedans !"
A voir
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"Les hommes" est un one woman show signé et interprété par Stéphanie Bataille. Le sujet ? Une célibataire de 35 ans qui ne flashe que sur les hommes mariés de plus de 50 ans. Elle devient leur maîtresse, requinque leur moral en berne et puis après, il la largue. Le vieux prince charmant n'est pas tendre... Ce n'est pas drôle... Si, si, c'est hilarant !
Voyage
Women only Tout a commencé par un voyage avec une copine à Essaouira, au Maroc. Véronique Bollet est mariée, mais elle et son mari ne sont pas forcément sur la même longueur d'onde lorsqu'il s'agit de voyager. "C'est un vrai baroudeur, un fan d'aventure extrême. Moi, j'aime aussi souffler un peu, tout en rencontrant des gens du pays que je visite. Donc, je pars souvent avec une ou des amies", confie doucement cette jolie jeune femme de 29 ans. Une fois à Essaouira, elle réalise combien il est difficile de trouver LE voyage qui lui convienne vraiment. Elles se sont inscrites à la Thalasso locale. Mais au bout de deux jours, l'impression d'évoluer dans un sanatorium reprend le dessus ! Avec l'aide d'une jeune guide locale, elle entame donc la visite des Hammams d'Essaouira, pour passer le temps. "Là, j'ai été complètement envoûtée par un lieu en particulier, raconte Véronique. J'ai fait de vraies rencontres avec des femmes du pays qui m'ont déshabillée, qui ont pris soin de mon corps. Elles m'ont même dit de revenir le lendemain chez elles pour m'offrir un couscous. C'était magique". Véronique réalise alors que c'est ça, la vraie bonne idée : proposer des séjours au contact de la population locale. Avec du repos certes, mais aussi de nouvelles rencontres. "J'ai aussi pris conscience que toutes ces expériences ne pouvaient être vécues qu'entre copines, parce que dès qu'un homme est là, les femmes du pays se ferment. Il n'est pas concevable d'aller au Hammam avec un homme, par exemple !", précise Véronique.
A voir
"Ce soir, je suis triste et gaie à la fois. Triste parce que la fête est bientôt finie, mais heureuse car j'aime ce festival, ces rencontres, ces frissons partagés avec vous. J'aime quand le programme vous touche, lorsqu'il bouscule nos valeurs et nos certitudes. Merci aux réalisatrices pour leur intense présence et merci aussi au public", Jackie Buet. "Fin".
A voir
Le Festival Films de Femmes de Créteil bouscule nos émotions. Dans une même journée, au gré des projections, il n'est pas rare de passer de l'abattement à l'euphorie. Ou vice-versa. Démonstration avec la projection de "Mon enfant, ma sœur, songe à la douleur" de Violaine de Villers et la soirée humour...
A voir
Le film, son héroïne A 36 ans, la réalisatrice vietnamienne Phan Huyèn Thu présente Khoa, son premier film à Créteil. Elle y brosse le beau portrait de Khoa, une jeune femme handicapée. Ce prénom signifie "victoire". Un nom prédestiné pour cette jolie jeune femme à la fois vendeuse de pain sur les trottoirs sales et bruyants de Hanoï et championne de course en demi-fond en fauteuil roulant aux derniers jeux paralympiques de l'ASEAN. "Personne ne m'a jamais aidé, explique doucement Khoa, les yeux dans le vide, le sourire triste. J'aurais rêvé d'avoir une famille riche qui me permette de faire des études et d'avoir un métier convenable. Mais ce ne fut pas le cas." Khoa s'est donc battue toute seule pour gagner son indépendance. Elle travaille très dur et dort à même le sol sur une simple natte. Un quotidien difficile, égayé par les séances d'entraînement. On la découvre alors battante, sur son fauteuil de compétition. Les jambes repliées sous son corps, des bras surpuissants, sur la piste, elle donne tout ce qu'elle a. Et ça paie : Khoa a remporté 5 médailles d'or aux derniers JO paralympiques de Manille, l'an passé.
A voir
"La vie en Rose", une revue féministe, a profondément marqué les esprits au Québec. Créée en 1980 par quatre copines, elle a disparu des kiosques après sept ans, faute de financements. 25 ans plus tard, la documentariste Nathalie Trépanier filme la genèse d'un hors-série anniversaire, publié en 2005.
Voyage
Elle ne sort jamais sans ses lunettes de soleil teintées, même par temps gris. Elle ne s'adonne au lèche-vitrine qu'entre copines. Qui ? La Napolitaine, bien sûr ! Son lieu de rendez-vous fétiche est le quartier de Chiaia, coincé entre le bord de mer et les contreforts du Vomero, la colline qui domine le centre-ville, accessible par funiculaire. Jeans moulants, bottes en moumoute et sacs griffés à la main, elle arpente en conversant les ruelles étroites et animées du secteur, tout en prenant garde aux Vespas bruyants qui déboulent. Les via Poerio au sud et dei Mille au nord, ce repère de la mode s'appelle "carré d'or". On peut y accéder par la sombre via Toledo, bordée de vendeurs à la sauvette de contrefaçons sans façons ! C'est un petit coin de paradis, il y a les classiques italiens : Armani, Versace, Prada ou encore MaxMara. Mais aussi des marques moins connues comme Eddy Monetti, avec des vestes et des impers à moins de 300 euros, Angeli, très tendance, avec des jupes et des tee-shirts originaux pour 60 euros et un cadre très épuré, murs blancs et plafond en bois brut apparent. Bonne nouvelle, les prix sont globalement inférieurs aux nôtres. Côté créateurs, là aussi il y a du choix, mais attention, mieux vaut montrer patte blanche ! En effet, l'entrée des boutiques est souvent gardée par un cerbère peu coopératif. C'est le cas chez Allessandro dell'Acqua, le styliste en vue. Sa spécialité ? Les mélanges de matières. Taffetas, mousseline, mailles, broderie, tout y passe. Attention les prix...
Voyage
La découverte du Musée des Femmes de Bonn tient presque du hasard. Au détour d'une balade dans la vieille ville, je suis soudain interpellée par une banderole qui s'étend de part et d'autre de la rue. Intriguée, je m'approche. Je fronce les sourcils. Mais oui ! C'est bien là ! Au fond d'une courette remplies de bicyclettes se tient l'un des lieux les plus emblématiques du combat pour la reconnaissance des femmes artistes : le Frauenmuseum (Musée des Femmes). Marianne Pitzen, directrice et fondatrice, m'accueille avec un large sourire. Quel personnage ! Ses grands yeux bleus sont cernés de crayon kôhl, sa coiffure improbable à la teinte poivre et sel la ferait volontiers passer pour une diva capricieuse. Mais c'est d'une voix douce et mutine qu'elle me raconte son aventure. "Pour nous, l'ouverture de ce musée était une véritable provocation. Nous avions besoin de cela pour renforcer notre lutte, pour se faire reconnaître". L'objectif, au début des années 80, est bien de contrer la tendance dominante : celle qui ne réserve qu'une maigre place aux femmes dans l'art. "Pourquoi les autres musées n'ont-il que 0,05 % d'artistes femmes dans leurs collections ?", s'interroge Marianne Pitzen, l'air songeur.Avec un enthousiasme communicatif, l'égérie du Frauenmuseum précise sa démarche : "Nous n'exposons que des œuvres de femmes, mais attention ! Le fait d'être une femme n'ouvre pas automatiquement les portes du musée. C'est la qualité du travail qui compte !" Elle se défend encore de tout sectarisme : "Si l'équipe est majoritairement composée de femmes artistes, d'historiennes de l'art et même de techniciennes, il y aussi quelques collègues masculins ! Les hommes doivent aussi participer au projet, et bien sûr, l'entrée est ouverte à tous, hommes et femmes confondus !"
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