Attention couple parfait !

Il m'a trompée!

avec Attention couple parfait !
Il faut se méfier des couples parfaits. Jules et moi, par exemple. Un vrai cliché de roman rose, une caricature de conte de fées, du pur sirop de bonheur. Impeccable. A faire pâlir d'envie tous nos amis. 20 ans d'amour (presque) sans nuages ! Et pourtant... Confession sans concession.

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Michf¨le Gato

Couple
Attention couple parfait !
Il faut se méfier des couples parfaits. Jules et moi, par exemple. Un vrai cliché de roman rose, une caricature de conte de fées, du pur sirop de bonheur. Impeccable. A faire pâlir d'envie tous nos amis. 20 ans d'amour (presque) sans nuages ! Et pourtant... Confession sans concession.
Couple
Le clic addict A peine est-il éveillé, qu'avant même d'avoir avalé son café (voire de m'avoir embrassée !), qu'il file consulter ses mails. Si j'ose lui parler, il ne me répond que par des ''huim grumf'' peu encourageants. Drapée dans mon peignoir et ma dignité, je le laisse à ses ''chats'' et autres forums et vaque à mes occupations.... Hélas, force est de constater qu'il fait désormais partie de ces gens pour qui le monde virtuel est plus intéressant que la réalité... Comme la drogue ou l'alcool, la toile a désormais ses dépendants. Selon des psy américains, surfer sur le Web pourrait entraîner un "accrochage" qui toucherait déjà des millions d'internautes. Le virtuel est un tel activateur de fantasmes que certains le préfèrent à la réalité, moins malléable aux désirs. Chercherait-il à combler un manque dans sa relation avec moi ? Notre vie réduite... Notre vie extérieure s'en trouve réduite au minimum. Un ciné Chéri ? "''Bof, y'a plus rien de bien à voir depuis quelques temps...''". Un dîner chez les Machinchose mamour ? "''Evite-moi une corvée avec ces emmerdeurs...''" Un peu de shopping, ce sont les soldes ? Bref regard glacial. Une partie de tennis, ça nous ferait le plus grand bien un peu de sport ? "''T'es folle, t'as vu le temps !''". Et j'en passe...
Le pilates ! A la fois terriblement hype et sérieuse, cette méthode améliore le rendement musculaire. A moi un corps de déesse ! "Mon" studio de Pilates est un espace aux couleurs douces, à l'ambiance feutrée et intimiste... Activer ou relâcher les muscles A travers une série d'exercices variés, j'apprends à activer les muscles faibles et à relâcher les trop tendus. L'objectif ? Créer un équilibre musculaire centré sur l'abdomen, le bassin et le postérieur. La posture, l'alignement approprié du corps et la respiration continuellement sollicitée dans l'exécution de chaque mouvement constituent la base de la technique. 500 exercices ! La méthode Pilates, c'est plus de 500 exercices combinant respiration et mouvement à exécuter au sol ou sur des appareils. La méthode a été conçue par un gymnaste de génie "Joseph Pilates" début 20e. Le bénéfice ? Une meilleure posture, moins de douleurs du dos et articulaires, des muscles longs et toniques, de la force et de la souplesse, un ventre plus plat, fesses plus fermes... Bigre !!
Dehors, il fait 2° et il pleut. Dedans, c'est (presque) les tropiques. Des palmiers, de l'eau turquoise à 30°. On s'y croirait. Sauf que nous ne sommes qu'à la piscine de ma petite (et si jolie) commune, pour une première séance d'aquagym et qu'il m'a fallu piocher dans la liste des bonnes résolutions de ce début d'année pour trouver le courage d'affronter l'univers extérieur hostile, et me résoudre à faire, enfin, un peu de salutaire exercice physique. Nous y voilà ! Dix neuf femmes entre 32 (moi...) et 60 ans. Pas fiérotes, en maillot noir une pièce bien couvrant, à la peau pâle et hivernale. Certaines sont affublées d'improbables bonnets qui tiennent du protège douche -à moins que ce ne soit de la pluie- en plastique transparent plissé. Pas très glamour. Visiblement, nous ne sommes pas encore sur une plage de la côte. Aucun deux-pièces griffé à l'horizon, aucun colifichet de cheville, pas même un petit tatouage. Mais nous sommes toutes ici pour tenter de nous remuscler, alors tant pis ! Et puis, pour le côté sexy, il y a notre entraîneur sportif, un mélange de Brad Pitt et de Jude Law. Il porte un débardeur et un short, il est lui ravissant à contempler, jeune, bronzé, musclé, souriant.
A voir
Les "gogoleries", c'est comme ça qu'il désigne mon petit faible à moi, mes séries télé favorites. Vous savez, ces séries dont seuls les Américains ont le secret : Les Sopranos, Six Feet Under, Desperate Housewives.... Eh bien oui, je suis accro ! Pour preuve : cela fait plus d'une semaine que je suis scrupuleusement le décompte de Paris Première qui annonce "Nip/Tuck", le retour. La date est gravée dans mon esprit : le mercredi 11 janvier.J- 10, J-9, je palpite, J-2, je frémis. Je me vois déjà, le nez sur la télé, bien calée dans mon lit. Rien ne pourra venir contrarier mes plans. De toute façon, j'ai libéré mon agenda de toutes contraintes tous les mercredis soir à venir afin de pouvoir suivre tranquillement, et déraisonnablement, cette troisième saison. Si le lecteur (ou toi, la lectrice) me prend ici pour une douce dingue, c'est parce qu'il (elle) ignore tout de cette fascinante série télé... Il ou elle a peut-être bien de la chance, parce que cette chose passionnante et jubilatoire relève quand même d'un registre discutable : iconoclaste, politiquement incorrect, gore et provo. Explications. Intraduisible littéralement, "Nip/Tuck" provient de l'argot des chirurgiens nord-américains et signifie à peu près "petit raccommodage". Car il s'agit bien de cela. Pas de couture bien sûr, mais de chirurgie esthétique ! Le scénario ? Deux chirurgiens esthétiques jonglent entre les patients de leur clinique de Miami et leur vie privée plus que mouvementée. Il y a d'abord le Docteur Sean McNamara, un brin rigide, marié, père de famille, en apparence satisfait de sa vie. Il est le gendre idéal du président Bush avec toute la panoplie des valeurs morales de l'Amérique. Ce n'est pas le cas de son compère, Christian Troy. Lui est un célibataire à la libido insatiable, séduisant et un séducteur impénitent.
J'ai beau afficher quelques kilomètres au compteur, deux ex-maris, un nombre inavoué d'amants et une fille quasi adulte, ce n'est pas sans appréhension que je me rend, seule, un jeudi après midi pluvieux de novembre, dans un cinéma de centre ville pour visionner "Bataille dans le ciel", le film mexicain de Carlos Reygadas dont tout le monde parle...Et pour cause ! D'accord, j'ai un alibi professionnel, et ce n'est certes pas par plaisir que je vais devoir subir la fameuse scène de fellation de sept minutes qui ouvre le film. C'est professionnel. Il s'agit de récolter mon témoignage pour les besoins d'une enquête sur "le ressenti féminin à ce type de scène "pornographique" dans le cinéma d'auteur". Aucune copine n'a accepté de m'accompagner dans cette galère : "Pas envie". Les lâches ! En un sens je les comprends. Moi-même j'éprouve une solide répulsion pour la pornographie en général. La "gratuite", celle qui montre des représentations complaisantes et obscènes, dégradantes et humiliantes sans vrai projet derrière. Vaste et récurrent débat avec mon homme. Lui n'y trouve rien à redire et en redemanderait même, s'étonne des "mines de vierges effarouchées" et un poil réprobatrices lorsque je le surprends nuitamment devant XXL. Ce n'est pas le sexe qui me dérange, notez bien. Je pratique avec enthousiasme et je ne donne pas ma part aux cochons dans l'ensemble, ce n'est pas le sexe que je réprouve, bien au contraire. Mais, à choisir, je préfère, et de loin, faire l'amour moi-même que le regarder faire par de pauvres acteurs pathétiques et ridicules". Et vlan ! Tu as compris le message, chéri ? Des gros plans gynécologiques ou de verges érigées ne m'effraient pas, cela m'ennuie et me laisse froide. Zéro émotion.
Couple
Vous avez bien lu : ERUCTUS (et non Erectus, hélas !) Pour les non latinistes, vient du latin eructare : geindre, pleurnicher, râler, manifester sa mauvaise humeur... La presse féminine nous en rebat les oreilles. Partout, il n'est question que de lui, l'homme nouveau, le métrosexuel, l'übersexuel. Cet homme là serait idéal, "viril mais pas macho. Comprenez qu'il assumerait sa virilité en douceur, se réjouirait de l'égalité homme femme, s'investirait dans sa relation amoureuse..." ! Le mien serait plutôt homo Eructus. Je résume : l'Homo Eructus a dans les 40/45 ans, une belle carrière professionnelle, des loisirs passionnants, une femme formidable (c'est moi), des enfants sans problèmes, aucune tare évidente, pas de maladie cachée. Tout bon partout en somme... Et pourtant. Cet homme-là ne cesse de se plaindre. Il est râleur, grognon, jamais content. Des aurores au coucher, tout n'est que prétexte à déverser des tombereaux d'invectives ou de plaintes plus ou moins justifiées sur "ce monde si cruel, cet ordi bien trop lent, cette connexion de merde, le fisc qui harcèle, le téléphone qui complique, sans parler des embouteillages, de tous ces objets insensés qui exigent Bac + 12 et puis tous ces connards finis (les sportifs, les médias; le banquier...) qui font plein de blé et puis personne ne m'aime, n'apprécie mon boulot ni me rappelle...
Décoder les autres
Je suis plutôt une bonne copine. Depuis qu'Anne a divorcé, je ne pense pas lui avoir fait faux bond. Je lui sers de confidente, de compagne de ciné, de guide en esthétique, de shopping partner et aussi de coach avec les hommes (elle trouve que je suis une spécialiste parce que j'en ai un depuis longtemps!). Je l'écoute, je la console, je la rassure, je l'invite, et quand elle est trop bas, hop, elle remonte. Bref, je suis une amie, et ce que je fais pour elle, je suis sûre qu'elle ferait le ferait pour moi. Anne, je l'adore, depuis la terminale. J'ai été bien contente quand elle m'a annoncé qu'elle avait rencontré un type formidable à un dîner. Il avait pris son numéro de téléphone. Pendant quinze jours, elle m'a appelé tous les quarts d'heures pour me demander mon avis et j'ai suivi l'affaire quasiment en direct. Bertrand avait appelé, il n'avait pas appelé, il avait envoyé un texto, un mail, puis rien, elle avait laissé un message, il avait répondu, il avait annulé, ils avaient mangé des langoustines, il s'était coupé les cheveux, il aimait les caramels, il était merveilleux, il fallait que je le rencontre...
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