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Difficile adoption

La kafala, le recueil légal Le terme de ''kafala'' est intraduisible. L'adoption au sens français du terme étant interdite par le droit coranique qui proscrit la création de tout lien de filiation, la kafala est ce qui permet la prise en charge d'un enfant dans les pays musulmans, excepté en Tunisie où l'adoption est reconnue. Elle consiste en un "recueil légal" d'un enfant. Le kafil ("''plus que tuteur, moins que parent''") s'engage à élever le makfoul "''comme son propre enfant''". Le Maroc et l'Algérie connaissent deux formes de ''kafala'', la judiciaire et la notariale, cette dernière relevant plus du domaine intrafamilial.La ''kafala'' judiciaire s'applique essentiellement à des enfants nés sous X, ou irrévocablement abandonnés. La différence fondamentale avec l'adoption est que la ''kafala'' ne crée pas de lien de filiation, même si elle est accompagnée d'un acte d'abandon, de la concordance des noms, d'un jugement de dons et legs et d'un jugement d'autorisation de sortie du pays. Son obtention relève d'une procédure stricte : agrément par l'Aide sociale à l'enfance du pays des adoptants, enquête au Maroc ou en Algérie avant acceptation par le juge. Une des conditions exigées est d'être musulman. Le Maroc, l'Algérie et la France ont ratifié la Convention internationale des droits de l'enfant (Cide),qui érige en principe fondamental la protection de tout enfant en lui permettant de grandir en famille. La ''kafala'' est une mesure de protection reconnue comme telle par cette même convention.''En partenariat avec Le Courrier de l'Atlas''