Dany Girard est sans emploi. Elle a 43 ans et fréquente l'EPWN (European Professional Women's Network). "Je suis arrivée en France il y a 9 ans car mon mari a eu une place intéressante dans son entreprise à Lyon. Les débuts ont été très difficiles. J'ai trouvé la société française trop cloisonnée. Au Canada, j'étais diplômée d'un MBA en Droit. Je n'ai pas fait d'école de marketing en France et c'est un frein pour ma carrière. Lorsque j'ai des entretiens, on me fait sans cesse remarquer ce manque d'expérience en marketing, on me dit que "mon profil ne correspond pas". Les employeurs ne savent pas dans quel tiroir me ranger.
A Lyon, j'ai d'abord travaillé dans une start-up de lingerie de luxe puis j'ai cherché autre chose. Mon mari a alors été muté sur Paris et là, j'ai trouvé une place à l'ambassade du Canada dans le service culturel. Depuis le mois de décembre, je suis sans emploi mais j'ai décidé de prendre un break. J'ai besoin d'être beaucoup plus précise dans ma recherche et j'ai peur de me perdre. D'où l'intérêt de fréquenter un réseau de femmes."

Décision décisive !

Une véritable décision, car à compter de là, les choses ont passablement évolué pour Dany. "L'an dernier, j'ai rencontré un entrepreneur lors d'une conférence à la Chambre de Commerce International de Paris qui m'a dit que j'avais tout intérêt à me rapprocher de l'EPWN pour ma recherche d'emploi", explique-t-elle, "Je fréquentais déjà l'association des femmes canadiennes à Paris, mais c'est beaucoup moins dynamique et plus sectaire. Une de mes amies, qui vient de Boston, avait entendu parler de l'EPWN aux Etats-Unis. Pour l'instant, je suis allée à deux réunions. Je trouve que c'est une expérience très positive : les gens que j'y rencontre m'ont donné de bonnes idées. Comme le fait d'envoyer mon CV à un chasseur de tête canadien : je n'y avais jamais pensé ! Et puis je rencontre d'autres femmes qui ont parfois eu des parcours similaires au mien. Ce côté informel me plaît. Je pense devenir membre. Cette spontanéité vient peut-être du fait que le réseau est réservé aux femmes... J'ai essayé de faire des soirées de networking, mais c'est trop sérieux, trop " boulot ". Les femmes de l'EPWN ne sont pas toutes au chômage et elles ont toujours des expériences intéressantes à partager. Je suis assez ambitieuse et aujourd'hui, je ne veux pas faire de compromis".

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