Je hais les boutons !
Ma phobie a un joli nom : elle s'appelle "fibulanophobie". Du grec "phobos", effroi, et de "fibule", bouton. Oui, j'ai peur des boutons. Non, pas de l'acné ou des furoncles. J'ai peur des boutons de vêtements, je les trouve répugnants, moches, ils ont tous les vices de la planète. Résultat, je ne porte jamais de gilet. Le pire à mes yeux ? Le bouton décoratif, cousu juste pour faire joli et sans aucune utilité. Ou alors le vieux bouton, avec ses petits fils sales, déposé à la va-vite dans un vide-poche. Riez, j'ai l'habitude. Ma fibulanophobie n'est pas reconnue par l'Ordre des Médecins. Mais en phobie ridicule, je m'y connais.

Des noms imprononçables
Pour nous soigner, moi et mes copines "quelquechosephobes", Alexandra Dirand, bloggeuse émérite (http://pommeunjour.hautetfort.com/), a décidé de faire des phobies un petit livre basé sur la thérapie par le rire, "Phobies, êtes-vous trombinophobe ?". On y apprend que des malheureuses sont triskaïdékaphobes (la peur du chiffre 13) ou pécéphobes (la peur du PC), qu'elles sont prises d'angoisse quand un canard les regarde ou bien qu'elles craignent les clowns, probablement après avoir vu le film "ça" de Stephen King.
Mais pour qu'une phobie soit médicalement reconnue, elle doit être constatée chez au moins deux patients et représenter un réel handicap. C'est seulement dans ce cas que l'on lui attribue un nom imprononçable...

La phobie des belles-mères

Face à la peur La phobie, cette peur irrationnelle déclenchée face à certaines situations, face à un animal ou un objet, est la forme la plus fréquente de troubles anxieux. On estime que 12 % de la population souffre d'une phobie, dont deux tiers de femmes, de la plus handicapante, comme la claustrophobie ou l'agoraphobie, à la plus risible (voir plus haut). La psychanalyse l'interprète comme un mécanisme de défense, la phobie catalysant une de nos angoisses. L'approche comportementaliste propose une thérapie confrontant souvent le patient à sa peur.

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Belldochophobe Jean-Claude Delarue, lui-même aviophobe (ah, ce retour douloureux d'Afrique du Sud), a fait des phobies l'eau du moulin de ses émissions. Alexandra Dirand, quant à elle, nous instruit en se penchant sur l'hypocondrie ou nous tord de rire avec son explication de la "belldochophobie", provoquée par les déjeuners de famille en présence d'une belle-mère horripilante. A lire !
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Plus d'infos !

"Phobies, êtes-vous trombinophobe ? ", écrit par Alexandra Dirand, Hachette pratique, 6,90 €.

Le blog -pour l'instant en sommeil - d'Alexandra, dite Pomme sur la toile. 

Jouez et gagnnez Phobies avec FemmesPlus et Hachette Pratique

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