Acte VIII, Le vendeur

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"Elles fonctionnent en bataillons (dé)rangés. 50 dans la cabine, 50 derrière, 50 devant. Toutes en collants et soutiens-gorge, les cheveux en pétard, le regard hagard qui scrute tel un laser ce que les voisines ont dans les mains ou sur le dos.Leurs armes ? C'est la griffe. Elles sont prêtes à sauter sur l'ennemie pour la dépouiller vite fait, bien fait. C'est du terrorisme. C'est la guerre. Après, c'est Beyrouth.Moi, je suis le spectateur, ou le réalisateur peut-être. J'attends. Je guette. Je n'ose même plus bouger de ma caisse. Je pourrai trébucher sur les fringues. Avant, je m'amusais à ranger, je participais, je coopérais. Rassembler les paires de chaussures, fermer les boutons, raccrocher les fringues sur les cintres, ranger les portants, calmer les unes, consoler les autres, chercher la taille 38 ou la pointure 40. Maintenant, j'ai lâché l'affaire. Je fais le total et je mets les affaires dans le sac."

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